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08/05/2004

Londres - 2004/08/05 @ 20h30

48 Millions de dollars. Tel est le prix qu'à paye EA pour l'achat de Criterion, initiant par la même le premier coup de canon de la vague de consolidation à venir. Un chiffre ridicule quand on connaît la puissance financière d'EA, et le coup des licences. On imagine la scène d'ici:

  • Monsieur EA: Bonjour monsieur Renderware, nous aimerions utiliser votre moteur sur toute nos productions. Combien ça va nous coûter?

  • Monsieur Renderware: Et bien (bruit de caisse électronique), il y a le prix fixe des licences (shlink), le coût du support (shlink), avec en option le prix pour l'accès aux sources (shlink shlink), éventuellement le surcoût pour un support dédié 24/24 (shlink shlink) et les formations de vos équipes (shlink), et évidemment les royalties par titres et par plateformes (shlink shlink shlink shlink shlink shlink shlink shlink...)... Humm…Evidemment, je peut vous faire un prix... (Sourire commercial)

  • Monsieur EA: (Désabusé) Oui oui oui… Hummm... Excusez moi une minute, j'ai un double appel...

  • Monsieur Renderware: (Sourire radieux) Pas de problème...

  • Monsieur EA: Bonjour monsieur Canon. Vous souvenez-vous de votre société qui fait des moteurs 3D ? Oui, c’est cela, Criterion… C'est une activité un peu à part de votre corps de métier, combien voudriez-vous pour qu'on vous la rachète ?

  • Monsieur Canon: Oh, vous êtes intéressé ? Voyons voir... (...bruit de bouliers qui coulissent et marmonnement en japonais...)... Stock options, retour sur investissement, bonus shareholders… 50 Millions de dollars environ...

  • Monsieur EA: Vendue. Je vous rappelle, on se fait une bouffe et on signe le contrat... (switch double appel). Allo, Monsieur Renderware?

  • Monsieur Renderware: (Sourire radieux bis) Oui Oui ! Donc ?

  • Monsieur EA: Appelez moi boss dés à présent!!!!

Rachat surprise certes, mais loin d'être illogique, au vu du niveau d'investissement requis pour développer sur les plateformes next gen. En s'offrant le plus gros fournisseur de middlewares de l'industrie, EA se dote d'un bras R&D sur-vitaminé, tout en portant un coup mortel à ses concurrentsqui pour utiliser Renderware (en l'occurrence SEGA, ATARI, UBISOFT, ROCKSTAR...), vont devoir signer un cheque au plus grand des éditeurs.

Ceci dit, EA est loin d'être le seul à affûter ses couteaux. Pendant que Havok lève des fonds pour se préparer à l'arrivée de leurs nouveaux produits, Eidos admet être en pourparler de rachat et même Bill Gates rêve éveillé de pouvoir racheter Nintendo.

Autant donc dire qu'en tirant les premiers, EA ne fait que prendre l'avantage dans une guerre de consolidations qui s'annonce dévastatrice et sans pitié. Les PS3, XBOX2 et NGC2 ne sont peut être prévus que dans au moins 2 ans, mais les grosses sociétés ne font pas que d'y penser...

20:30 Publié dans Nexus | Lien permanent | Commentaires (0)

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