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11/08/2004

Londres - 2004/08/11 @ 19h30

J'aime lire les points de vues de Toshihiro Nagoshi dans Edge. Malgré le fait d'être producteur chez Sega, et de n'avoir sans doute que peu de temps pour l'introspection, Toshihiro fait preuve d'un sens certain du recul. Fasciné à l'évidence par la profusion moderne des moyens de communication, il met pourtant le doigt sur un point de vue que je ne suis pas loin de partager.

Le téléphone mobile, les beepers, Internet, les forums, les newsgroups, les chats, la vidéo conférence, les emails, il existe aujourd'hui une profusion de façon de communiquer avec à peu près le monde entier - comprendre le monde occidental - de n'importe où et n'importe quand. Tous ces gadgets qui entourent nos vies sont sensés palier à tout nos problèmes de communications et rendre pratique l'acte de communiquer.

Mais il semble que quelque chose se sois brisé en route. L'augmentation des moyens de communication ne s'est pas forcément traduite par une augmentation de notre habilité à communiquer. Au contraire même. Si ces nouveaux outils ont certes produit une amélioration de notre liberté de mouvement - le don de l'ubiquité -, elle a mis à mal notre capacité à communiquer un message ou une information qui aie du sens. La facilité à communiquer - aussi bien en moyens techniques qu'en termes de coût financier - a petit à petit réduit l'importance d'utiliser ces moyens à bon escients.

Inondé chaque jour par un flux continu d'informations de moins en moins relevante, nous ne savons plus ce qui compte, ce qu'il convient de dire, le message qu'il faut faire passer. Et, perdu dans cet océan perpétuel primitif, nous avons fini par ne plus prêter attention à ce que nous communiquons. Comme autant de bouée de sauvetage, nous relayons une sorte de bruit blanc, que plus personne n'écoute vraiment...

19:30 Publié dans Nexus | Lien permanent | Commentaires (0)

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