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06/09/2004

Londres - 2004/09/06 @ 21h00

Les conférences sont finies, je souffle un peu. Beaucoup de rencontres, des échanges d’idées, et puis entendre Warren Spector Himself – oui oui, le papa de Deux Ex - prédire la mort de votre compagnie, ça aurait été dommage de rater ça ! Quoi qu’il en soit, je prépare un article résumant les idées qui m’ont semblé être cruciales pendant cette semaine.

 

Aux cotes de l’ EDF se déroulait le Games Star Live, un événement ouvert au public et permettant d’avoir un avant goût du rush de noël. N’ayant pas de titres sortant cette année, j’ai donc pu prendre un point de vue plus relaxé sur cette saison. Activision, Atari, Eidos, EA, Nintendo, Ubisoft, Vivendi, tout les plus grands éditeurs étaient présent dans le bruit et la fureur. Les constructeurs étaient également de la partie, avec ATI, Intel, NVIDIA

 

 

 

 

 

 

Et le public a répondu présent. Au milieu des enfants impressionnés (« Maman maman ! C’est un programmeur le monsieur ! »), des adolescents dragueurs, des familles en ballade et des inévitables booth babes, j’ai tout de même pu essayer certains titres prometteurs.

 

Au rayon jeu de course, j’ai pu essayer Flat Out sur Xbox et PS2. Véritable titre surprise, doté d’une physique qui m’a laissé sans voix – ce qui n’est pas rien pour un ingénieur qui fait de la simulation physique tout les jours – ce titre dans la pure lignée des Destruction Derby mixe une bonne dose de fun à un concept relativement robuste. Un bon challenger donc, si ce n’est que la concurrence s’annonce rude en la matière.

 

Surtout quand la concurrence s’appelle Burn Out 3. Et là, autant le dire de suite, la barre a été mise très très haut. Véritable extravaganza visuelle – je me suis retrouvé d evant l’écran à me demander comment ils avaient fait pour faire cracher autant de polygones à la PS2 ! – ce jeu à lui seul risque bien de rembourser EA d’avoir acheter le développeur 2 mois plus tôt !

 

A la rubrique action, c’était Ubisoft qui menait la danse, avec Splinter Cell Chaos Theory. Toujours aussi beau, le retour de Sam Fisher pour la 3ieme itérations de ses aventures toutes en infiltrations donnent cette voie ci franchement dans le film noir. La version sur le salon semblait un peu poussive, mais gageons que ce sera vite corrige grâce aux talents de nos amis canadiens.

 

De loin mon titre préféré, Prince Of Persia Warrior Within prend des chemins résolument différents du premier titre. Fini la rêverie, les espaces gracieux et magnifiques, l’histoire en forme de conte des milles et une nuit. POPWW prend une tournure sombre, bonjour les niveaux torturés, les ennemies coriaces et la violence à tout va. L’avenir nous dira si cette décision de design était sage…

 

N’oublions tout de même pas ce bon vieux Halo 2, bien partie pour truster les charts Xbox pour au moins 2 ans. Plus d’une heure de queue pour tester le jeu, vous m’excuserez, mais j’ai laissé passer. Incontournable de toute façon…

 

Un autre chouchou, Donkey Konga sur Gamecube. L’idée d’utiliser un petit bongo pour contrôler Donkey donne une nouvelle dimension à ce jeu très convivial. A jouer en famille donc, histoire de pratiquer son sens du rythme.

 

Dans un recoin peu fréquenté du salon, Square Enix présentait pour la première fois son titre en réseau, Final Fantasy XI. En se promenant dans l’univers de ce jeu, on reconnaît bien la touche caractéristique de l’éditeur Nippon. Toutefois, en se démarquant du style coloré de Final Fantasy X, Square propose là un titre plus commun aux goûts européens. La qualité du rendu et gageons le soin exemplaire que Square apporte à ces titres en font un challenger sérieux.

 

Mais le titre phare en la matière, c’est World Of Warcraft. Blizzard faisant partie des meilleurs développeurs au monde, les expectations sont très élevés pour ce titre. Et les quelques 10 mins que j’ai pu passer dans l’univers de WOW ne m’ont pas déçu… Joueur en réseaux, préparez vous à perdre votre vie sociale !

 

A coté des jeux, notons la présence de nombreux acteurs culturels, tels que la chaîne de télé ITV (une sorte de M6), ou encore le SUN, quoique qu’il serait présomptueux de parler de culture dans ce dernier cas. Il est toutefois intéressant de noter que le jeu est désormais ancré dans la culture populaire, encore à la recherche toutefois d’une place proprement définie…

 

J’ai également noté la présence de quelques accessoires assez rigolos, comme ces gants permettant de se battre avec sa télé, ou du bâton détecteur de mouvements. Connaissant le potentiel relativement limité de ces joujous – à l’exception de l’Eye Toy et du tapis de danse – il serait surprenant de les voir un jour dans le commerce. Mais si vous cherchez un cadeau d’exception pour Noël, ne cherchez pas plus loin !

 

Et pour finir, en vrac, une liste non exhaustif de touts les artifices que les éditeurs ont utilisées pour attirer le chaland. Booth Babes non comprises, évidemment ;)

 


Ailleurs sur le web, l’actualité est particulièrement chargée. L’événement cette semaine, c’est le Festival Ars Electronica à Linz en Allemagne. A la croisée des arts modernes et de la technologie de pointe, ce festival existant depuis 1975 (!) est un véritable forum pour le croisement et la reconnaissance de nouvelles idées. Créateur de jeux, graphistes, musiciens, DJ, VJ et chercheurs y présentent leurs travaux les plus récents et innovants. J’essayerai sans doute d’y aller l’an prochain…

 

En matière d’arts électroniques, les jeux restent les plus compliqués à réaliser. En février dernier, l’ACM y a dédié un numéro de son magazine Queue. En particulier, l’article de Jonathan Blow sur le développement des jeux démontre la complexité des productions actuelles. Une bonne introduction à l’industrie…

 

Et l’industrie, c’est aussi une part de légendes, parmi lesquelles figure les Sims. Le Guardian, décidemment de plus en plus versé dans les sciences ludiques, a écrit une excellente bio de Will Wright, le père du phénomène Sims.

 

Par ailleurs, pour ceux que l’histoire passionne, la chaîne américaine PBS a crée une série d’émissions sur ce thème, ce qui constitue à ma connaissance l’entreprise télévisuelle la plus complète au sujet de cette industrie. La révolution des jeux vidéo ne fait que commencer.

 

Et pour finir, pour ceux qui voudraient se lancer dans la création de jeux vidéo, voici un article sur les outils permettant de créer des jeux sans écrire une seule ligne de code...

21:00 Publié dans Nexus | Lien permanent | Commentaires (0)

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