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15/06/2005

Cambridge - 2005/06/15 @ 23h00

Il y a quelques années de cela, les universités ont commencé à s’intéresser aux jeux vidéo. L’université, c’est une drôle d’institution. Quand elle est au cœur de l’innovation, elle peut produire les meilleures technologies et autre start-up qui soient. Par contre, quand elle essaie de rattraper son retard sur une industrie qui s’est développé sans eux, les universitaires se retrouvent dans une situation relativement délicate.

 

Longtemps dénigré par leurs pairs qui jugent le sujet indigne d’étude, les chercheurs en game design ou en culture du jeu doivent également s’imposer au yeux des professionnels de l’industrie qui pour leur part n’ont pas besoin d’eux. Alors quand une conférence comme le DIGRA publie ses papiers, le décalage entre la pesanteur verbeuse et pseudo intellectuelle de ses mêmes chercheurs contraste incroyablement avec la relative légèreté et l’intuition de nos pratiques professionnelles.

 

Et à en juger par les réactions au sein du studio dans lequel je travaille, les chercheurs ont mauvaise presse. Et souvent à juste titre. Car c’est une chose que de vouloir définir les jeux vidéo, de lancer des rapprochements tout azimut avec le cinéma, la littérature et la psychologie, ou encore d’analyser en long et en large les sociétés parallèles des MMORPG. Mais quand un universitaire inconnu titre « Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow: The Future-Orientation of Videogame Play », il faut pas s’étonner si il se fait taper dessus.

 

Bref, la fac est à cote de la plaque. Evidemment, il y a du bon et du mauvais, comme partout. A vous de vous faire une idée. Mais étant moi-même partisan d’une recherche fondamentale en game design, je ne peux qu’être consterné par le déballage incongru de tout et n’importe quoi pour justifier de quelconques théories fumeuses. Reste donc une question primordiale pour nos amis chercheurs. Pour qui diable travaillez vous ?

 

 

En attendant d’avoir une réponse, le mod de Garry pour Half Life 2 continue de faire des heureux. Si tout pouvais être aussi simple que cela...

 

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08/06/2005

Cambridge - 2005/06/08 @ 22h00

Mercredi dernier, j'étais à l'ICA pour voir Lens Flare 05, une sélection d'extrait de jeu vidéo projetée sur grand écran. La parfaite opportunité pour profiter en grand des jeux next-gen. Killzone 2 et Heavenly Sword au cinéma, ça le fait, non ?

 

Euh... Et bien, non, pas vraiment. Malgré un programme alléchant, les 75 mins se sont vite transformés en - petit - calvaire. La raison? La relative pauvreté de la production actuelle. De Ghost Recon à Splinter Cell, de God Of War à Forza Motorsport, tous ces jeux sont bons dans leur domaine. C'est l'ensemble qui est d'une remarquable platitude. Mécanismes similaires, violence omniprésente, univers photocopieuse... Le tout avait la saveur du gloubi boulga de Casimir - à savoir trop lourd et passablement indigeste.

 

Pourtant, quelques perles relevaient le niveau. Okami est une réelle bulle d'air visuelle. Les jeux DS sont vraiment originaux, et l'humour de Conkers me fait bien rire :-)

 

Ca n'était pas pour autant un exercice inutile. Il faut au moins cela pour prendre conscience du niveau relativement bas dans lequel règne la majeur partie de la production mondiale. De même, il semble évident que malgré les déclarations d'intentions, l'industrie n'est pas encore prête à séduire le public féminin adulte, et encore moins prête à servir de referant culturel au même titre que le cinéma, la télévision ou la littérature...

 

Par goût du jeu, j’ai donc demandé à ma petite amie de noter sur 10 chacun des jeux que l’ont a vu lors de cette séance en fonction de l’intérêt qu’elle a ressenti. Etant donné qu’elle ne connaît pas grand-chose au jeu vidéo, les résultats sont passionnants. Ainsi Killer 7 écope d’un 2 malgré un visuel intéressant, Eve Online se prends un 0 pointé - elle n’est pas très Star Wars de toute évidence ;-) – God Of War prends un 1 dans les dents, et 0 pour Condemned. Seuls rescapés du carnage, Project Rub avec un 7 parce qu’elle aime l’écran tactile de la DS, Conkers 8 pour l’humour et euh… c’est tout…

 

Autant dire que l’industrie a encore un long chemin à parcourir…

 

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