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25/07/2006

Oeil pou Oeil...

Une des idées la plus subversive et riche en questions de ces dernières années est la suivante : notre cerveau nous ment en permanence.

 

C’est une idée fondamentale car elle remet purement et simplement en cause tout les fondements de notre société. Comment définir la justice, l’équité, la vérité, si on ne peut se croire soi même ?

 

Un exemple : La loi du Talion, tellement à la mode ces derniers temps. La loi du Talion est simple : « Œil pour Œil, dent pour dent. » Elle est à la racine de la plupart des conflits armées du monde.

 

Seulement si cette règle était vraiment juste, comment expliquer les escalades de violence et de force parfois disproportionne qui ne font qu’escalader un conflit ?

 

Le problème est que nous ne pensons pas nos actions et celle des autres de la même façon. Nous voyons nos actions comme les conséquences de ce qui s’est passé auparavant. Par contre, nous voyons les actions des autres comme étant les causes de ce qui en découle.

 

In a study conducted by William Swann and colleagues at the University of Texas, pairs of volunteers played the roles of world leaders who were trying to decide whether to initiate a nuclear strike. The first volunteer was asked to make an opening statement, the second volunteer was asked to respond, the first volunteer was asked to respond to the second, and so on. At the end of the conversation, the volunteers were shown several of the statements that had been made and were asked to recall what had been said just before and just after each of them.

 

The results revealed an intriguing asymmetry: When volunteers were shown one of their own statements, they naturally remembered what had led them to say it. But when they were shown one of their conversation partner’s statements, they naturally remembered how they had responded to it. In other words, volunteers remembered the causes of their own statements and the consequences of their partner’s statements.

 

What seems like a grossly self-serving pattern of remembering is actually the product of two innocent facts. First, because our senses point outward, we can observe other people’s actions but not our own. Second, because mental life is a private affair, we can observe our own thoughts but not the thoughts of others. Together, these facts suggest that our reasons for punching will always be more salient to us than the punches themselves — but that the opposite will be true of other people’s reasons and other people’s punches.

 

 

Petit exercice pratique. Un Israélien voit l’action de son armée comme étant la juste conséquence des bombardements de katyoucha libanais, et vice versa. Les bombardements de Katyoucha sont la cause de la fermeté de Tsahal.

 

De l’autre coté, un Palestinien voit l’action du Hezbollah comme la conséquence de l’occupation Israélienne, et de même, l’occupation est la cause des attaques du Hezbollah !

 

Cette dissymétrie est en fait construite dans nos schémas cognitifs.

 

Pire. Nous ne savons pas non plus mesurer la force de nos actions ! Même si nous avons l’impression d’être juste avec celui qui nous a fait du mal, on aura du mal à ne pas lui faire plus de mal.

 

Prenez deux personnes et demandez leur de se mettre des petites baffes respectives de façon à toujours répondre à l’autre avec la même force. Il ne faudra pas longtemps avant que le petit jeu dégénère en bagarre rangée…

 

None of this is to deny the roles that hatred, intolerance, avarice and deceit play in human conflict. It is simply to say that basic principles of human psychology are important ingredients in this miserable stew. Until we learn to stop trusting everything our brains tell us about others — and to start trusting others themselves — there will continue to be tears and recriminations in the wayback.

 

Conclusion : Arrêtons de croire que l’on sait ce que l’autre pense ou ressent, et tachons d’apprendre à avoir confiance…

 


21:10 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Ton exemple de fin me fait penser a deux choses:

- Un des example du montage ou "effet koulechov", ou deux personne se donne une basse l'une apres l'autre en boucle avec un Cut de plan entre les deux, on a l'impression que les deux personne se donne des baffes de plus en plus fort, alors que c'est le meme plan et le meme Cut repeté.

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Lev_Koulechov ou http://www.linternaute.com/hightech/dossier/video/montage/conseils_montage/1.shtml par example)

- et aussi penser au film "The Experiment" (Das Experiment) ou l'escalade de la violence lors d'une simple experience scientifique sur le comportement humain dégenere Grave...

(http://www.imdb.com/title/tt0250258/ ou http://en.wikipedia.org/wiki/Das_Experiment ou http://www.dasexperiment.de)

Écrit par : Krousty_bat | 26/07/2006

L'effet koulechov est très intéressant. C'est ce qui fait que le montage est un art en soi après tout!

Rien que de penser aux erreurs d'interprétations ou aux points de vues subjectifs induits comme cela dans les reportages des journaux télévisés, j'en ai froid dans le dos !!! :-)

Écrit par : Daz | 26/07/2006

Les commentaires sont fermés.