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08/02/2007

Les mythes de l'entreprenariat...

Entreprendre à la cote. En fait, la création d’entreprise est en passe de devenir le parangon de toute carrière rondement menée, quand elle n’est pas purement et simplement le seul espoir d’obtenir un emploi décent  - voir tout court - avec une juste rémunération. Soit.

 

Ceci dit, ce qui semble être un progrès – l’indépendance et le succès individuel de l’entrepreneur – ressemble de plus en plus à un retour à un age artisanal médiéval où tout un chacun était libre de son destin dans le cadre de son activité.

 

Quoi qu’il en soit, entreprendre n’est pas une mince affaire. Comme le rappelle Ron Garret, il y a une pléthore de préjugé et autres mythes qui bien souvent conduisent l’entrepreneur à l’échec.

 

Since I've started my new career as a venture capitalist I have become keenly aware of some of the classic mistakes that geeks make when trying to raise money for a new business. Instead of writing the same comments over and over again I thought I'd try to summarize some of the mistakes that people -- especially smart people -- make when they decide to try to turn their bright ideas into money. Here then is my top-ten list of geek business myths

 

[ Ron Garret ]

 

Parmi ces mythes, notons le culte de l’idée fondamentale, cet éclair de génie censé conduire votre affaire vers le succès et la richesse.

 

Primo, on ne le dira jamais assez, une idée ne vaut rien. Mais alors rien du tout. Nada. Nib. Que dalle. Rien. Même pas le prix du papier sur laquelle elle est écrite.

 

Chaque jour des millions de personnes ont des idées. Et parmi ces millions d’idées il y en a beaucoup qui sont bonnes. Ca ne les rend pas plus riche pour autant. En fait, avec l’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication, la chance pour une idée de vous rendre riche s’amenuise comme peau de chagrin.

 

Et c’est parce que ça n’est pas l’idée qui vaut de l’or, mais sa réalisation. Une bonne idée, ce n’est pas rare. Des idées, il suffit littéralement de se baisser pour en ramasser. C’est la réalisation qui est rare. Pour être précis, c’est la réalisation de qualité qui est encore plus rare.

 

Conséquence : Avoir une « bonne idée » ne sert a rien si l’on ne sais pas du tout comment la concrétiser, ou au moins comment réunir les bonnes compétences pour la concrétiser.

 

Corollaire : une idée que l’on ne sait pas réaliser n’est probablement pas « bonne ».

 

Secondo, une bonne idée n’a pas besoin d’être secrète. Si l’idée est bonne – rappelons que cela signifie que vous savez précisément comment la concrétiser – c’est que vous avez la primeur de l’innovation. Le temps que quelqu’un ait l’idée de la copier, il sera souvient bien trop tard. Et si ce n’est pas le cas, et que vous vous faites doubler, c’est que l’idée n’était peut être pas la bonne – en tout cas pour vous !

 

Tertio, une bonne idée ne se vend pas par magie. L’histoire est littéralement truffé d’entreprises innovantes avec de bons concepts qui n’ont jamais su vendre un seul produit. Si il n’y pas de marché, ou si vous ne savez pas comment y accéder, votre idée ne vaut rien.

 

Rappelons que le but ultime de toute affaire est de vendre. Pas de concrétiser des idées. Ca n’a absolument rien à voir. Il y a des milliers de sociétés qui ont beaucoup de succès en vendant de mauvais produits. Bien sur, avoir une bonne idée, ça aide à vendre. Mais encore une fois, si il est important d’avoir une bonne idée, ça n’est pas une pré condition au succès.

 

Parmi les autres mythes, le culte de l’intellect est tout aussi flagrant. A vrai dire, en matière de business, ça n’est pas qui vous êtes ou ce que vous êtes qui compte, mais bel et bien qui vous connaissez, et qui est prêt à vous faire confiance. Autant pour les fans mordicus du Bac + 10 et autres doctorats.

 

Bref, si entreprendre est en passe de devenir la version Européenne du rêve Américain, il convient d’être un pratiquant zélé du « reality check », histoire de ne pas terminer avec encore moins de perspectives qu’avant. Ou pire, de finir sur M6…

13:10 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (15)

Commentaires

Je te rejoins totalement la dessus, c'est pour ça que j'ai décidé de publier des idées car de toute façon, je sais pertinament que je n'ai pas actuellement la possibilité de concrétiser quoique ce soit.
Il est parfois trés dur de faire comprendre aux gesn que l'on ne peut proteger une idée à la amnière d'un brevet industriel ce qui est d'ailleurs trés bien car il arrive souvent que des gens différents aient la même idée. Je trouve ça trés rafraichissant de lire des posts comme ça :)

Cordialement
Pedro

Écrit par : Pedro Guanaes | 14/02/2007

Merci Pedro, même si on a pas fini de voir des novices s'exciter sur leurs brevets et autres protections "d'auteurs"... ;-)

Écrit par : Daz | 14/02/2007

Cela me rappelle le proces des manettes vibrantes, j'avais lu sur certains site que la technologie employé par les fabricant de consoles est basiquement la même que les vibromasseurs qui existait avnt le dit brevet. Mais bon il y a un mec qui dit que c'est lui le premier qui a trouver ça et vlan plus de vibration dans la sixasis.....

Écrit par : Pedro Guanaes | 14/02/2007

La joie des brevets industriels ;-) Ils sont bien sur nécessaire, mais c'est vrai que certaines sociétés abusent...

Écrit par : Daz | 14/02/2007

Le porblème vint surtout qu'il y a un flou juridique sur la notion de jeu vidéo. O peu déposer et protéger un scénario, on peut protéger du code (pas tout le temps), mais pas un gamedesign/gameplay. Mais dans un sens ce serait comme si un joueur de Foot déposait ses cabrioles et empechait les autres de les reprouduire en y ajoutant des DRMs via les chaussures à crapons. J'imagine bien les benjamins dans leur club avec leurs licences byclette ou reprise de volée téléchargé sur les chaussures via niketunes ( par contre ce serait pas compatible avec la plateforme de telechargement d'addidas.)..

Écrit par : Pedro Guanaes | 15/02/2007

J'aime beaucoup la métaphore ;-)

Sincérement, mon article s'adresse plus au commun des mortels qu'aux barons industrielles.

Pour qu'une idée vive, elle doit circuler. Passer de bouche en bouche, être débattu, partagé, rejeté ou amélioré. C'est en fait l'étape numéro 1 qui peut conduire à sa concrétisation.

Les écrivains font relire (et corriger) leurs oeuvres mille fois par leur éditeur. Un scénario pour le cinéma a en principe connu N itération. Un nouveau produit industrielle aura été prototypé et testé.

Il en va bien sur de même pour les game design ou les algorithmes.

Encore une fois, il faut faire sauter le mythe du secret ou de la protection des droits afin de permettre la réalisation. Ca n'est pas pour dire que ça n'est pas nécessaire, c'est juste que ce sont des considérations qui doivent apparaitre bien plus tard!

Écrit par : Daz | 15/02/2007

Et quand je pense que tu es dans un studio qui a le culte du secret :). Mais je reste d'accord avec toi sur le fond. Je pense que le problème de fond vient surtout du mythe qu'une idée et une seule peu amener la fortune. Plus encore que le cinema les jeux Vidéos sont un vrai travail collectif at par conséquent à l'heure actuelle le succès d'un Jeu n'est plus lié à un seul poste mais à la combinaison des compétences des uns et des autres n'en déplaisent à l'egocentrisme de certains

Écrit par : Pedro Guanaes | 15/02/2007

Quantic n'as pas le mythe du secret! Mais alors, pas du tout ;-)

Écrit par : Daz | 15/02/2007

Ok donc donc éclaire moi sur Heavy Rain :)

Écrit par : Pedro Guanaes | 15/02/2007

je plaisante bien sur. mais j'ai hate de voir le résultat de ce jeu surtout sur le fait qu'il soit moins dirigiste que Farenheit

Écrit par : Pedro Guanaes | 15/02/2007

:-D Je recopie ma réponse faite dans un autre post:

"Alors, je profite de ta question pour faire une parenthèse sur un terme très important dans le millieu: N.D.A.

N.D.A, ça ne veut pas dire Nouvelle Dentition Atomique, où New Dance Alike, mais plutôt Non Disclosure Agreement...

Pour faire simple, ça veut dire que j'ai le droit de parler des gens qui parlent du jeu, mais je n'ai pas le droit d'en parler directement... ^-^

Oui, je sais, ç'est schizo, mais ç'est la règle du jeu...

Donc, Dam's, a mon plus grand regret, la réponse à ta question, c'est NDA..."

Écrit par : Daz | 15/02/2007

J'avais lu et je connais. J'avais même à une époque (sortie de Matrix 2) du signé un truc pré-post etc.. qui m'enpeche toujours de dire ce qui a été fait (pas de JV mais dans la communication)... et le pire c'est que j'ai plein de boulot ou je me faisais couilloner les crédits à cause de ce genre d'accord car ça incluait de ne parler que l'on aurai pu sous-traiter...

Écrit par : Pedro Guanaes | 15/02/2007

Ah bon ? Ils sont pourtant plutôt strict sur les crédits dans le cinéma. Ils ont même une charte collective je crois !

Écrit par : Daz | 15/02/2007

Oui en ce qui concerne le film pas les agences de Communications qui travaille pour eux, surtout quand X a décroché le contrat du studio mais c'est Y qui le fait sauf que Y a sous traité à Z qui a embauché K pour la mission. Donc en crédit tu as la signature de X mais K qui fait tout le boulot l'a dans le cul... en gros c'est le principe des nègres de la littérature. tu fais et tu te tais et t'es mal payé :(

Écrit par : Pedro Guanaes | 15/02/2007

Et vi, c'est ca le capitalisme...

Écrit par : Daz | 15/02/2007

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