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28/07/2009

Le jeu vidéo, nouvel outil de management et de communication

Un sujet qui semble devenir de plus en populaire, à ma plus grande surprise (et pourtant c'est un sujet que j'aime beaucoup). Par contre, il y a-t-il vraiment une génération "digital native" ? C'est peut être un phénomène de distorsion, mais si être familier des technologies de l'information est une chose, les comprendre me semble en être une autre... Enfin...:

 

En France, les serious games ont émergé entre 2003 et 2005, comme outils de formation personnalisée ou instruments de communication. "Le jeu vidéo est resté pendant longtemps quelque chose de mal vu en France.

 

Trop violent et réservé aux jeunes garçons", rappelle Sébastien Beck, directeur exécutif de Dæsign. Aux yeux du monde professionnel, le jeu devient peu à peu un outil efficace au service de l'entreprise.


L'arrivée sur le marché du travail de la génération "digital native", qui a grandi en même temps que les nouvelles technologies, mais aussi le succès de la Wii et des jeux ludo-éducatif familiaux, ont contribué à modifier la manière de percevoir les jeux vidéo.

 

Doucement, ils gagnent en respectabilité. Selon une étude européenne (Apply Group, 2007), 66 % des grands donneurs d’ordre européens disent vouloir les intégrer dans leur formation dans les cinq ans à venir. P

 

rès de la moitié des entreprises du CAC 40 ont déjà franchi le pas. BNP Paribas, L'Oréal, PSA, ou Air France utilisent ainsi les serious games dans leurs plans de formation ou de communication. "Il y a encore deux ans, les entreprises ne voulaient pas en entendre parler et maintenant, elle écoutent", explique Olivier Lombart, responsable du développement des serious games au sein de l'entreprise Genious.


[ Le Monde ]

Commentaires

On parle beaucoup du Serious Game, mais c'est quoi la vérité? car toutes les études émanent de gens qui viennent du Serious Game (souvenez vous des même études sur le NET en 2000) et c'est un domaine où les agences de communication dominent plutôt que les studios de Jeux vidéo.
D'autre part personne n'a réussi à me donner une définition claire du Serious Gaming car on y mets tout et n'importe quoi...

Écrit par : Pedro | 29/07/2009

J'avais commis un petit article de recherche sur la question du serious game, en 2007. C'est un peu obsolète quant au corpus, mais finalement la tendance s'accentue.

http://www.omnsh.org/spip.php?article148

Écrit par : Olivier M. | 29/07/2009

@Pedro: Oui, c'est un peu comme l'étiquette "casual" que l'on colle un peu à l'emporte pièce ^_^

Mais bon, perso, la meilleur définition que j'avais lu au sujet de "serious games", c'est "games with an agenda". J'aime l'idée de jeu avec un agenda (sous entendu un agenda autre que de divertir simplement).

Du coup, dans cette catégorie, il y a beaucoup de titres qui y entre (du jeu politique au jeu publicitaire)...

@Olivier

Waou, quel travail! J'ai enfin trouvé un article de référence (en Français) sur le sujet !!! ^_^

A partir du point de départ que tu défini (production publique et productions amateurs), il serait intéressant d'étudier l'évolution du cette forme de média vers une industrie à part entière.

A priori, je pense que différentes formes d'entreprises peuvent se créer, en fonction des "agendas" à servir. Les besoins sont tellement différents (produit de communication publique, produit de communication interne, produit de formation, analyse critique, parodie et caricatures politiques...)...

Écrit par : Daz | 29/07/2009

Il me semble bien que Volvo soit coutumier du fait, en financement le développement de jeu vidéo lors du lancement d'une voiture (j'ai lu ça dans un Canard PC). Mais ça se limite le plus souvent au jeu publicitaire, pas très recherché. La tendance est d'ailleurs pour le moment au jeu flash sur Internet, et pour sûr tout ce beau monde viendra un jour ou l'autre proposer du contenu sur console. Surement pas sur cette génération (frais de développement onéreux et manque de public oblige), mais pour la suivante il y a de grandes chances.
Si de tels jeux (le plus souvent gratuit) seront sympathiques en soi (un jeu de voiture Volvo gratos, je dis pourquoi pas?), j'ai par contre peur qu'on se retrouve finalement noyé dans tous ses minis-jeux, avec du très bon comme du très mauvais, et que l'utilisateur soit finalement dégouté du jeu vidéo.
A noter qu'il pourrait se produite l'inverse : l'utilisateur veut savoir ce qui est bon, va sur des sites de références (JV.com, GK.com, etc) et découvre qu'il y a encore pas mal de choses à découvrir. Donc un joueur en plus.

Écrit par : Xerto | 29/07/2009

Les usages sont de plus en plus différenciés vu qu'il y a de plus en plus d'acteurs qui s'y intéressent. Ce que j'attends c'est le retour de l'appel lancé par NKM, car :
1/ il est très cadré vers les usages pratiques (formation, éducation, santé)
2/ les coûts de fabrication sont assez conséquents (a minima une entreprise doit pouvoir justifier un budget de 1000 000 euros), donc favorise les gros entrepreneurs, pas forcément innovant.

(je détaille le bazar sur mon blog : http://www.gameinsociety.com/tag/serious%20game)

La production amateur pourrait connaitre un boost avec la mise à disposition de SDK assez simple d'accès. Se posera quand même la question de la distribution. Je ne suis pas certains que le PSN ou le XBLA soient prêts à distribuer des jeux militants, vu leurs chartes d'utilisation anti message politique et moral.
Reste le net! mais là ça devient la jungle pour trouver la perle rare!

Écrit par : Olivier | 30/07/2009

Pour reprendre le point de vue technique, comme tu le dis, le problème est le même pour tout le monde, gros ou petit: améliorer nos capacités de production. Petit à petit, on assiste de plus en plus à une démocratisation des outils de développement, de plus en plus simple et accessible.

Mais comme le souligne aussi Xerto, le revers de la médaille, c'est la génération d'un "bruit" de fond très dense, qui rend difficile l'accès aux meilleurs jeux engagé. Du coup, seul émerge des jeux qui sont associés avec une force de marketing social forte (les ONG comme Peta ou WWF, ou les "advergames"), ou encore quelques "pros" du secteur, comme Persuasive Games.

D'un pur coté économique, je suis comme toi curieux de voir le retour sur les projets lançé par NKM. A priori, de ce que j'en ai discuté autour de moi, les conditions d'accès au financement ainsi que les deadlines qui ont été posé étaient très irréalistes.

Du coup, on voit en effet bien les "gros" en profiter (genre Thalès par exemple), mais pour les PME, c'était un peu brut de décoffrage.

En tout cas, le timing maladroit et le conditions de l'appel d'offre m'ont laissé un gout d'inachevé...

Pour aller même encore plus loin, ce que je reproche à NKM (ainsi qu'a ceux qui l'ont précédé), c'est l'incapacité de comprendre à quel point le jeu en tant que divertissement est aussi un produit sérieux!

Les appels du pied du coté du "serious gaming" m'apparaisse toujours comme des excuses pour justifier la dispende de fond public dans un secteur qui n'arrive résolument pas à murir.

C'est à mon sens très grave, car le divertissement, c'est de la culture (populaire de surcroit), et laisser le champs du divertissement à des produits culturels qui viennent d'ailleurs, c'est somme toute renoncer à faire entendre sa voix...

Écrit par : Daz | 30/07/2009

Pour avoir été en situation de vendre ce genre de projets à des acteurs, il y a encore deux ans il fallait faire un gros travail d'éducation du client. C'est un peu comme les gens qui vendent de l'applicatif web, ils tombent souvent sur des décideurs pour qui un site plaquette en dure c'est déjà l'Himalaya alors leur expliquer qu'il pourrait pousser le truc beaucoup plus loin et en retirer du bénéfice c'est pas évident. D'ailleurs si on regarde pour pas mal de boites le serious gaming c'est un QCM sur un site web.

Pour l'appel à projet je rigole intérieurement pour pas en pleurer vu que ça ressemble au CIJV, la mesure désigné spécifiquement pour quelques happy few qui sont déjà dans la boucle. Il me semble que Pedro était à la réunion du SNJV sur l'appel à projet Serious Gaming et que ça ressemblait à une émeute :)

Maintenant le côté opportuniste de cette article du Monde m'interroge, genre n'est-il pas là pour justement valider les propos du gouvernement ? Du genre "regarder on a lancé un appel d'offre et on est des visionnaires vu que Le Monde parle du phénomène maintenant". Bon je verrais virer au théoricien de la conspiration si ça continue.

Écrit par : Whirly | 30/07/2009

Ah ouais? Une émeute genre comme les coup de poing qui pleuvent façon GameCo ?

En tout cas, pour ce qui est du monde en tant que canard, je ne sais pas si les collusions vont jusqu'à faire glisser le tapis rouge à NKM. Si il y a anguille sous roche dans le dispositif, je doute que le journaliste le sache.

Ceci dit, même si il le savais, je doute aussi que le journaliste en question aurait cherché à creuser plus en fait. Pas pour un article fait pour combler un été bien plat cette année ;)

Écrit par : Daz | 30/07/2009

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