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06/08/2009

La formation initiale dans le secteur du jeu vidéo en France

La formation est toujours un sujet populaire. D'une part parce que les pro aiment bien "bitcher" sur les formations en générales (celles qu'ils ont eux ou d'autres), et d'autre part parce que, pression démographique et économique aidant, il y a beaucoup plus d'aspirant aux métiers du jeu vidéo que de professionnels confirmés.

 

C'est marrant d'ailleurs, puisqu'au fond, un jeune qui fini ses études à 22 ans à devant lui bien, allez, 40 ans de carrière à faire  au bas mots (au moins). Au bout de combien de temps est ce que la formation initiale pert de sa pertinence ?

 

Mais là n'est pas la question ^_^. Le SNJV a publié un rapport sur la formation initiale dans le secteur du jeu vidéo en France, et ça mérite un regard:

 

Cette enquête confirme l'importance d'être formé spécifiquement aux métiers du jeu vidéo pour intégrer cette industrie créative. Aujourd'hui, 74% des entreprises du secteur ont des salariés qui proviennent de ces formations. Les professionnels soulignent également la nécessité d'acquérir une bonne culture vidéoludique et de l'expérience afin de garantir une intégration des jeunes diplômés en entreprises. L'expérience est d'ailleurs considérée par 58% des professionnels comme un élément très important pour intégrer le secteur.


Les formations initiales spécialisées constituent une première réponse adaptée aux besoins des entreprises pour 70% des personnes interrogées, même si elles suggèrent malgré tout de nombreuses pistes d'améliorations. Les entreprises sont d'ailleurs une majorité à s'impliquer à différents degrés dans les enseignements proposés en France. 24% sont présentes dans les jurys et 20% mettent à disposition des salariés pour enseigner au sein de ces formations.


Dans le même temps, les professionnels confirment leurs difficultés à recruter certains profils spécifiques, comme les Game Designer(21%) ou les Programmeurs (33%).


[ AFJV ]

 

Le développement de jeux vidéo pour consoles de salons (anciennes et nouvelles générations) représente 30% de l’activité des studios interrogés et demeure l’activité majoritaire en 2009.


Dans le même temps, le développement sur consoles portables ou sur téléphones mobiles devient le 2e marché visé par les développeurs français et représente 21% de l’activité des studios devant le développement de jeux PC qui constitue quant à lui seulement 13% de l’activité totale. Les activités d’édition (7%) ou de distribution (3%) de jeux vidéo, sont encore marginales mais reflète le changement de stratégie des développeurs sur des métiers auparavant dévolus aux seuls éditeurs internationaux.


Le développement du marché des jeux en ligne et la recherche de la relation directe au consommateur, sont deux explications crédibles de ce phénomène naissant.


Le secteur est majoritairement (42%) composé de TPE de moins de 10 salariés. Si on totalise les effectifs déclarés, 57% des entreprises du secteur emploient moins de 20 salariés dans leurs équipes.


Selon notre enquête, 75% des salariés du secteur ont une formation supérieure.


En effet, 33% des futurs employés du secteur ont déjà une première expérience professionnelle avant d’intégrer une entreprise française de production de jeux vidéo. Pour 77% d’entre eux, travailler dans une entreprise de jeux vidéo constitue la première expérience professionnelle. 15% des jeunes salariés proviennent des organismes d’enseignements spécialisés aux métiers du jeu vidéo.


Les profils de programmeurs sont majoritairement les plus difficiles à recruter et cela s’explique, selon les répondants, par la concurrence des SSII sur ce métier. Elles offrent à ce stade des rémunérations plus intéressantes et une plus grande sécurité de l’emploi.


Alors que les formations en Game design se développent, les entreprises continuent d’avoir des problèmes de recrutement sur ces profils, principalement en raison de salaires trop élevés demandés, du manque d’expérience des candidats ou encore d’une faible spécialisation. Les autres arguments invoqués par les entreprises qui estiment avoir des difficultés à recruter sont la faible culture videoludique des candidats ou encore leur manque de maturité.


Si 99% des entreprises déclarent avoir connaissance de l’existence de formations spécifiques aux métiers du jeu vidéo, elles restent 31% à déclarer ne pas disposer d’information sur la nature et les contenus de ces formations.

 

[ SNJV ]

 

Je m'arrête sur le passage au sujet des GD qui prennent - il faut bien le dire - un peu cher ^_^

 

A votre avis, c'est quoi, "avoir une culture vidéoludique" ? Est ce bien connaitre les jeux, ou comment se passe une prod, ou qui est qui dans le petit monde du jeu ? Sincèrement, c'est un terme un peu flou.

 

Quand au manque de maturité, oui, c'est fort possible. Après tout un jeune GD de 20 ans, ben, il a 20 ans quoi ^_^ Vous avez jamais eu 20 ans ?

 

Personnellement, je préfère le terme "sang-froid" à une notion de maturité un peu paternisante. Gardez la tête froide, voilà la qualité primordiale qu'il faut avoir pour bosser dans le secteur, a mon avis en tout cas ^_^

13:56 Publié dans Business | Lien permanent | Commentaires (20)

Commentaires

J'ai toujours été méfiant vis a vis d'une formation JV jusqu'a ce qu'un pote parte après le bac chez Digipen à Seattle. Avant de partir, il ne savait pas comment marchait une carte graphique et je ne suis même pas sur que le concept d'octet lui était familier.
Quand il en est sortit, c'était plus le même. Il maitrisait des concepts, des algos et des notions de design que j'avais mis des années a acquérir et maitriser.
C'en était impressionnant. Le cursus dure 3ans.

Écrit par : skaven | 06/08/2009

Techniquement je dirais que la pertinence d'une formation c'est moins de 2 ans et vu l'accélération des évolutions techniques ça tend vers zéro. Résultat il faut privilégier des gens qui ont envie d'apprendre et qui font un taff dans lequel ils s'éclatent et qui ont la couche de professionnalisme qui va avec.

Pour la maturité, il y a des mecs matures à 20 ans et des gens qui le seront pas à 35, les gens évoluent pas à la même vitesse. Souvent pour ça on va chercher dans la rubrique expérience du CV pour voir si le mec a bossé chez McDo ou un truc dans le genre. Mais bon on lit pas du tout de la même manière le CV d'un mec expérimenté du CV d'un débutant.

Maintenant un des principales problèmes à l'heure actuelle c'est que souvent les profils à l'entrée ça ressemble à la guerre des clones genre tous les mecs qui sont super fan de jeu vidéo (en fait ils connaissent que les jeux square enix) et qui sont super fan de manga et autres poncifs du genre.

Est ce qu'il faut être fan de jeu pour bosser dans le jeu ? Perso je dis non, pour moi il faut d'abord avoir de la culture, c'est ça le truc important qui permet d'apporter sa pierre à l'édifice.

Écrit par : Whirly | 06/08/2009

Ouais, y a un peu de guerre des clones, il faut bien le reconnaitre, mais comme tu l'as dis, il y a aussi des talents qui se cachent (bon ok, parfois, ils se cachent vraiment bien).

Moi, vois tu, le soucis que j'ai avec la question de "maturité", c'est qu'elle laisse la porte ouverte à plein de présupposés.

Par exemple, un jeune qui ne connait pas les droits et les devoirs du code du travail, il est immature ou mal renseigné ? Vu l'état d'indigence du système éducatif en France, on ne peut pas reprocher aux jeunes d'être responsable de leur manque de culture d'entreprise ^_^

Par contre, un gosse qui va te demander 4000 euros net parce qu'il est "trop fort", ouais, on peut parler d'immaturité, je suppose :-)

Un autre exemple, refuser de faire des heures supplémentaires parce qu'elles ne sont ni récupérées, ni rémunérés, c'est être immature ou être dans son droit ?

J'ai parfois l'impression que l'on est prompt à reprocher aux jeunes leurs travers, mais peu de personnes sont prêtes à y remédier (surtout que la méconnaissance du code du travail, ça arrange bien certaines personnes)...

Écrit par : Daz | 06/08/2009

@skaven: Au fait, j'ai eu la chance de bosser avec des diplomé de SupInfoGame et de l'Enjmin, et so far, so good ^_^

Écrit par : Daz | 06/08/2009

Perso, j'ai connu un boss d'une boite qui passait son temps sur World of Warcraft au bureau. L'immaturité présupposée des candidats est clairement du préjugé comme tu le dis Daz.

Concernant la culture "Geek" des candidats, ben très franchement c'est difficile de se placer en tant que candidat quand la plupart des boites de jeux ne laissent transparaître aucune culture autre que la culture "Geek" justement. Je me vois mal philosopher du cinéma de Godard ou de l'animation russe en entretien pour une boite de jeux.

Sans oublier qu'un candidat a très souvent en face un autre Geek ou hardcore gamer, j'ai pour ma part déjà tenté en entretien un discours anti hardcore gamer sur l'ultracomplexité des consoles et des fps next gen sans succès puisque ce n'était manifestement pas ce que le patron de la boite voulait entendre. Je suis pas sûr que toutes les boites soient aussi ouvertes d'esprit que ça.

Bref ça me laisse très perplexe cette histoire de culture...

Écrit par : Pipo | 06/08/2009

"(...) principalement en raison de salaires trop élevés demandés (...)"
On va nous en vouloir de demander des salaires un peu plus élevés, quand on lit quasiment chaque jour que le Jeu Vidéo engrange moult bénéfices grâce aux nouveaux publics... Vu les salaires proposés dans certains grosses boites françaises, j'ose à peine imaginer ce que ce serait si tout le monde se taisait et se laisser joyeusement exploiter. Mais bon, je comprends que le marketing et les campagnes de pub passent avant tout le reste : c'est beau une affiche, et puis ça peut décorer les murs des toilettes.

Écrit par : DarkNemo | 06/08/2009

Tiens, je me disais bien qu'on toucherai quelques cordes sensibles ^_^

@Pipo: La question de la préparation aux entretiens est toujours délicate, n'est ce pas? C'est un peu comme jouer à la roulette russe, tu gagnes ou tu perds ^_^

Perso, je pense que c'est particulièrement vrai pour les GD. Pour les codeurs ou les artistes, il est "relativement" simple de mesurer leurs compétences: d'une part, ce sont de purs talents de productions, d'autres parts ce sont des domaines bien balisés avec des standards, des méthodes, des pratiques, etc etc

Mais un GD? Encore un LD, mais les GD, il y a pas eux boites qui ont la même définition du rôle d'un GD il me semble.

Du coup, c'est d'autant plus cruel, puisque il y a comme une sorte de rasoir complètement subjectif en jeu lors des entretiens.

Je suis bien sur pas compétent pour juger de la compétence des GD, mais si qqun ici pouvait partager comment il procède pendant les entretiens, ça serait interessant je pense...

@DarkNemo: Je rebondi sur ce que tu nous dis DarkNemo: il y a une sorte de "mythe" d'une industrie vidéo ludique "pleines aux as". Mais en fait, on est dans un segment de type "Winners Take All".

En pratique, quand on y regarde bien, les 20 plus gros opérateurs du segment (gros éditeurs, gros constructeur) doivent à l'aise monopoliser entre 60 à 80% du chiffre d'affaires.

Forcément, après, ça descend vite, et nombre de commentateurs ont questionnées la viabilité du business model des studios de jeu. D'ailleurs, les plus malins n'ont ils pas commencé à changer d'objectifs et de stratégies ?

Quoi qu'il en soit, ce défaut de "perception" et le bling bling qui y sont associés contribuent à alimenter un ressentiment diffus que l'on découvre à peu près partout.

Malheureusement, en terme de développement pur et dur, la France peine à toucher une part du gâteau qui soit sensible (ce qui est moins le cas en terme d'édition, puisque Ubi et Atati - dans une moindre mesure - contribue à contrebalancer la donne)...

En fait, il y a toute une partie de l'industrie qui est en "sous marin" vis à vis de ce que le public perçoit comme étant "l'industrie du jeu vidéo", et qui opère sur des budgets et des projets de moindres envergures...

Écrit par : Daz | 06/08/2009

Je m'y connais pas mal en matière de "sous-marin" :)
Je suis tout à fait d'accord avec toi, Daz : seuls les grosses boites (Ubi, Atari) ont beaucoup d'argent. Mais il est clair que ce ne sont pas forcément eux qui payent le mieux, d'où la "légitimité" de toujours demander des salaires plus élevés. Ce sont eux qui rendent l'industrie "bling-bling", alors qu'ils ne reprochent pas aux GD de vouloir être un peu mieux payés.
Par contre c'est sûr que si tu vas dans une petite boite, tu pourras pas demander la même chose. Enfin si, tu pourras, mais y'a des chances que tu sois déçu.

Écrit par : DarkNemo | 07/08/2009

Ah mais si c'est pas ce bon vieux Sebboun que je vois là ? ;-)

C'est intéressant ce que tu dis là. En fait, je crois que les petites boites font toujours de meilleurs offres que les grosses en fait. Pourquoi ?

D'une part, il y a un coté "avantage en nature" à bosser dans les grosses structures: gros projets, gros supports, gros marketing, un poil plus d'inertie et donc de stabilité, plus de possibilités d'évolution (en théorie)...

De l'autre coté, les petites boites doivent contrebalancer en proposant souvent dans salaires plus attractifs pour compenser la plus grande précarité, le "flou" artistique et la plus large indépendance requise auprès des employées.

Mais dans tout les cas, il y a une exception à la règle: le débutant. Quand on a ni le réseau, ni l'expérience, il n'est pas rare de devoir se taper pas mal d'années de loose avant de trouver chaussure à son pied. Stage, cdd à répétition, mission de X mois à gauche et à droite.

On reproche souvent aux jeunes leur manque de fidélité ou de stabilité (ou de maturité), mais on les aide pas vraiment à changer d'avis en fait ^_^

Mais au fond, ces conditions ne sont pas la faute des entreprises (même les grosses comme Ubi): elles sont structurelles au secteur de l'emploi. Beaucoup de demandes pour somme toute très peu d'offres. Les places sont chers, et elles ne sont pas garanti.

Cela crée une sorte de goulot d'étranglement démographique qui donne naissance à ces conditions du marché...

Écrit par : Daz | 07/08/2009

@Daz : Non, c'est juste Seboun qui a fait ma bannière :)

Écrit par : DarkNemo | 07/08/2009

Imposteur !!! :)

Écrit par : Daz | 07/08/2009

@Daz : je trouve que c'est imparfait comme analyse. Chez moi on a pas fait de méthodes genre multiples CDD, multiples stages, multiples n'importe quoi. Pour pas mal de gens ils faisaient leur stage et enchainaient sur un CDI. Et cela n'empêche pas ni le manque de stabilité ni le manque de maturité.

Techniquement les grosses boites devraient proposer de meilleurs salaires, parce que justement la rentabilité est leur point fort ; mais pour faire simple il n'y a pas de syndicalisation des gens dans ces boites là donc quand il s'agit de définir qui ramasse quoi les salariés sont pas à la fête. Après il y a toujours l'effet "les meilleurs ils bossent forcément sur les gros jeux alors moi aussi je veux bosser dans une grosse boite sur un gros projet" et après on se rend compte que c'est pas aussi simple que ça alors qu'on a accepté pas mal de trucs pour y être dans la "grosse boite".

Enfin même moi là je simplifie parce que sinon je choppe une tendinite.

Écrit par : Whirly | 07/08/2009

Lol, choppe pas de tendinite hein vieux, c'est gênant pour bosser ;)

Deux choses:

Les plus grosses boites devraient proposer de meilleurs salaires... Humm, peut être, mais est ce toujours vrai ? Dans des domaines connexes, je n'ai pas l'impression que cela soit toujours vrai (sauf pour les traders hein)... En tout cas, pour ce qui me concerne, les petits m'ont toujours mieux payé que les gros, mais je suis peut être un cas à part...

Grosses boites, gros projets, bonnes équipes... Tu as raison bien sur, c'est plus compliqué que ça. Une chose est sur, on a tous envie d'être entouré de stars (attention, une star, c'est pas une diva!!!) i.e de gens avec qui on va apprendre tout les jours et partager le taf dans la bonne humeur.

De ce coté là, je crois qu'il y a pas de règles, même dans les grosses boites. D'une équipe à l'autre, on peut passer du pire au meilleur.

Il y a quand même une fonction qu'il faut reconnaitre aux grosses structures: elles servent d'écoles. Aux US, c'est EA, en Angleterre, c'est Rare, en France, c'est Ubi. Les grosses structures assument cette fonction d'école parce qu'elles peuvent se le permettre, et qu'elles peuvent avoir les structures qui leurs permettent d'être rentable comme cela.

Du coup, j'avoue souvent avoir conseillé à de jeunes profils de contacter les grosses boites d'abord, avec l'espoir bien sur de les récupérer quelques années plus tard ;-)

Écrit par : Daz | 07/08/2009

imho la culture vidéoludique c'est connaître les différents genre de jeux et les "classiques", les mécaniques les plus usitées, les grandes tendances du marché et des consommateurs.

Écrit par : channie | 07/08/2009

[Daz] Mais un GD? Encore un LD, mais les GD, il y a pas eux boites qui ont la même définition du rôle d'un GD il me semble.
-> C'est vrai.

[Daz] Du coup, c'est d'autant plus cruel, puisque il y a comme une sorte de rasoir complètement subjectif en jeu lors des entretiens.
-> Avoir des définitions différentes n'implique pas forcément qu'elles soient subjectives.

Par exemple Digipen (très bonne école américaine) pense qu'un game designer doit avoir un fort esprit analytique. C'est aussi la définition d'Ubisoft, ceci dit.

Leurs tests d'entrée me semblent objectivement à même de trier les candidats selon ce critère.

TEST 1: In less than 500 words, fully describe a game that you disliked, why you disliked the game, and what you would have done to improve the game. You may choose any type of game to critique.
-> Analyse, déconstruction, reconstruction.

TEST 2: Great game designers need to be analytical and able to go beyond the average thinker. Show us how you think by observing and analyzing a traffic pattern. This can be broadly construed – you could observe people moving through a mall, cows in a field, or some other similar traffic pattern. Be sure to address the following in your analysis (maximum of two pages typed):

+ Analyze the traffic pattern. Remember that we are interested in your analysis of this traffic pattern, not just what it is. Explain the flow of traffic and any patterns that you notice. Consider the following in your analysis: is the pattern logical, is it efficient, are things poorly placed, are there physical barriers to flow, are there people or animals going against the flow, what is drawing or repelling the group or herd?
+ How would you improve the pattern or environment? Be specific.
+ Illustrations are optional.
-> Observation, abstraction, compression des espaces et des flux, de ce qui représente une bonne pattern, d'une mauvaise... Pas étonnant que cette école soit le vivier de Nintendo America :-)

Le mec qui répond intelligemment à ces 2 tests à de grandes chances d'être un bon LD/GD selon mes critères :-)

PS: Jusqu'à présent, j'ai également en général une très bonne opinion des étudiants qui sortent de l'ENJMIN et de Supinfogame.

Écrit par : Serpico | 07/08/2009

"avoir une culture vidéoludique" -> Jouer à beaucoup de jeux de la même manière qu'un sommelier se forge une bibliothèque de parfums.

Mais sans esprit analytique (cf. post plus haut), on ne devient pas sommelier, on devient soûlard :-)

Écrit par : Serpico | 07/08/2009

Que de choses intéressantes dans les commentaires :)
A mon sens, culture vidéoludique c'est extrêmement large, mais ne requiert pas (forcément) de jouer à une foultitude de jeux. C'est plutôt connaitre l'évolution du domaine, son histoire, autant au niveau hardware que software. En gros, quelqu'un qui ne joue aux jeux vidéo que depuis 3 ans (même s'il a testé tous les jeux sortis) n'a pas de culture vidéoludique.
Je vois que l'ENJMIN est bien appréciée, ça me conforte dans l'idée d'étudier là-bas.

Écrit par : Xerto | 08/08/2009

@Serpico: Wahou, merci pour ces quelques exemples de tests, ça permet de se donner une idée de ce qui est attendu en recrutement (Je ne hasarderai d'ailleurs pas à faire ces exercices, je risque de me ridiculiser)^_^

Je ne connait pas très bien Digipen, mais j'ai déjà entendu parler de cette école. Je me emande si y a pas quelques frenchy qui ont pris des cours là bas ?

Quoi qu'il en soit, et d'une façon générale, avoir un esprit analytique fait clairement parti des requis pour travailler dans notre domaine, et à fortiori en design, évidemment...

C'est devenu aujourd'hui un lieu commun, mais c'est peut être même le plus grand échec de nos systèmes scolaires: l'incapacité à former un esprit critique. Pour moi d'ailleurs, aujourd'hui, les meilleurs étudiants ne sont pas devenu prometteur grâce à leur formation, mais malgré elles...

@Xerto, @Channux: La question de la culture vidéo ludique reste à priori ouverte en effet. En tout cas, ce qui est sur, c'est qu'il y a bel et bien un "savoir" qui défini une vraie culture à part entière, et que l'on sait la reconnaitre et l'apprécier chez l'autre. On ne peu peut être pas la définir complètement, mais elle existe.

J'argumenterai d'ailleurs que nous en sommes tous les représentants: prendre le temps d'en discuter en ligne dans un thread de commentaires d'un blog sur les jeux vidéos nous qualifient tous d'uber-geek en la matière ^_^

Non, la vraie question à priori, c'est dans quel mesure elle nous est utile professionnellement.

Perso, je suis de l'école qui pense que faire un jeu vidéo nécessite d'avoir un certain bagage culturel, mais je sais aussi reconnaitre du talent quand j'en vois, et certaines personnes avec qui j'ai pu travaillé peuvent créer des choses incroyables sans pour autant avec une "réelle" culture du jeu - ni passion, ni savoir.

Du coup, au fil des ans, j'ai mis de l'eau dans mon vin... ^_^

Écrit par : Daz | 10/08/2009

Bon il y a d'autres méthodes aussi, dans le genre rigolo : tu fournis des éléments de jeux de plateau vierge, une thématique et il doit te faire un jeu de plateau. Une fois le truc terminé tu joues au jeu avec lui et quelques autres camarades pour voir comment est l'expérience.

Écrit par : Whirly | 10/08/2009

Excellente idée, j'ai même trouvé un site ou tu peux désigner et acheter ton jeu de plateau:

http://www.thegamecrafter.com/

Ils fournissent pas mal de template, qui peuvent peut être être utile dans le cadre de l'exercice que tu proposes...

Écrit par : Daz | 10/08/2009

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