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26/08/2005

Cambridge - 2005/08/26 @ 14h00

Il est rare que de la documentation interne sur le fonctionnement des consoles soit publié publiquement. Et encore plus rare quand cette publication est le fait de Sony, société aux multiples formats propriétaires. C’est pourtant le cas avec le CELL, qui voit ainsi son ABI publié aussi bien par IBM que par SCEI.

 

Ce n’est pas un événement anodin.

 

Pour commencer, cela témoigne de la volonté d’IBM et de son ambition de faire du CELL un membre à part entière de la famille des processeurs POWER, et d’ouvrir ainsi son architecture à toute une gamme d’utilisation allant de l’industrie lourde (véhicule, aviation…) à la recherche scientifique (météo, simulations…) en passant par les outils financiers (produits dérivatifs, performances et statistiques… ). Le CELL n’est pas au fond un processeur pour jouet, c’est un processeur scientifique qui se retrouve dans un jouet.

 

 

De même, cet événement démontre un changement de philosophie assez radical chez Sony. En effet, la société nipponne se prépare sans doute à ce qui sera sa plus grosse bataille commerciale avec Microsoft. Sony a multiplie les annonces de positionnements stratégiques, à commencé par le développement de COLLADA, puis en rachetant SN System, et en distribuant à la fois Havok et Novodex avec le SDK de sa PS3. La publication de la documentation CELL n’est qu’une étape de plus, établissant de facto la PS3 dans la cours des grands.

 

 

Alors que va-t-il se passer concrètement ? Ce n’est qu’une question de temps avant qu’un compilateur open source (3 lettres, GCC) ne propose le support de l’architecture CELL. Pour autant, seule la disponibilité d’une machine CELL programmable permettra le développement de ressources et programmes en Open Source. Et je ne parle meme pas de processeurs avancée pour la parrallélisation automatique des taches ! Quand a ce qui des jeux, le CELL n’est qu’une part de l’équation PS3. La documentation du RSX est toujours privée, et rien ne dit qu’il sera possible de compiler pour la PS3 avant longtemps…

 

Ne faisons pas la fine bouche. Tout ce qui permet le support de l’Open Source est une bonne chose dans l’absolue. Microsoft n’est pourtant pas sans ressource, et je crois que de grandes choses se préparent également du coté de WGF, XNA et compagnie :-)

 

Ces derniers temps :

  • J’écoute: NOVA !
  • Je lis: La documentation du CELL pardis ;-)
  • J’ai vu: pas grand chose... On ne peut pas tout faire non plus ;-)
  • Je joue à: idem!
  • On me trouvera: peut etre au carnaval de Notting Hill.
  • Je suis : en meilleur forme aussi.

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22/08/2005

Cambridge - 2005/08/22 @ 20h00

Août va finir de passer sans que je n’ai eu une seconde pour moi. Inutile de dire que je n’ai pas passé le plus clair de mon temps devant ma machine, et ce plus ou moins contre mon gré. Et voila comment on compile un mois sans mise à jour… De toute façon, tout le monde est en vacance… Enfin, j’espère pour vous ;-)

 

Parce que ça n’est pas mon cas ! Gageons que j’aurai bientôt un peu plus de temps (NOTA : Ceci est un mensonge éhonté, et je le sais pertinemment! Parfois, ça fait du bien de se mentir !). Je n’ai même pas eu le temps de vous parlez du Siggraph ! Allez, je laisse quelqu’un d’autre faire le résumé pour une fois…

 

 

 

 

Ces derniers temps :

  • J’écoute: La pluie contre les carreaux de ma fenêtre !
  • Je lis: Freakonomics – Steven D. Levitt.
  • J’ai vu: Crazy Kung Fu. Sympa pour les effets, mais vraiment, l’histoire …
  • Je joue à: créer des cartes associatives ! Essayez, c’est vraiment pas mal…
  • On ne me trouvera: en effet a la GDCE a Londres, la semaine prochaine.
  • Je suis : mentalement extenué.

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30/07/2005

Cambridge - 2005/07/30 @ 20h00

« Le terrorisme islamique est là pour durer. » Ce n’est pas moi qui le dit, mais la grande majorité des experts internationaux. Après la redite des attentats à Londres il y a 2 semaines, il semble qu’il y ait peu de raisons d’en douter. Mais moi ce qui m’intéresse, c’est plutôt ce qu’ils ne disent pas. Quitte à être l’otage involontaire de psychopathes enturbannés et de politiques irresponsables, autant comprendre pourquoi…

 

Depuis 2001, face aux attentats terroristes, et à la couverture médiatique des actes terroristes depuis, j’ai toujours eu deux questions. La première était pourquoi la société accordait tant d’importance à ces événements. Après tout, le terrorisme n’est pas un phénomène nouveau, des centaines de personnes meurent chaque année sur les routes, ou de cancer du poumon. Des milliers de femmes sont violées ou violentées.

 

Pour comprendre cette disproportion dans le traitement, il faut pouvoir comprendre la distorsion de nos valeurs. Aussi incroyable que cela puisse sembler, nous vivons dans une société incroyablement obsédée par la notion de justice. Les attentats marquent les esprits parce qu’à nos yeux, la mort violente, totalement injustifié et – soyons clairs – injustifiable de gens innocentes, nous est absolument intolérable.

 

A l’opposé du spectre, le cancer ou le sida sont perçus au mieux comme un drame privée, au pire comme un choix personnel ( "Après tout, il savait que fumer pouvait provoquer un cancer" ). C’est cette même disproportion des sens de valeurs qui nous pousse à organiser des Live Aid, et qui finance la plupart des ONGs. Evidemment, la notion même de justice nous est toute relative. Je ne suis pas sur que le grand public perçoive les morts égyptiens de Charm-El-Sheik sur le même plan que les morts Londoniens. En la matiere, les facteurs d’identifications et de masses sont clefs pour comprendre pourquoi le terrorisme squatte la une des journaux.

 

Et ça n’est pas prêt de changer, même si nos médias ont conscience de servir le jeu des terroristes. Soit.

 

Plus important à mes yeux est la question du pourquoi. Pourquoi des jeunes gens à priori pleins d’avenirs, « intégrés » à la société moderne, pouvait se laisser entraîner dans une entreprise terroriste ? C’est évidemment la question fondamentale. Pour être honnête, je commence à peine à en percevoir les mécanismes.

 

 

Pour comprendre, il faut mettre en doute à la fois les notions de « pleins d’avenirs » et « d’intégrations ». Les jeunes terroristes londoniens n’étaient pas pleins d’avenirs. C’étaient des jeunes lambdas, certains ex-délinquants, d’autres aux vies totalement creuses et vides. Des parcours scolaires jalonnés d’échecs. Une vie faite de métiers précaires, d’aides sociales sur fond de violence récurrente. Ces jeunes sont le produit direct de notre société. Etant en situation d’échec social, ils ont directement ou inconsciemment perçus l’injustice profonde d’un monde aux milles promesses inaccessibles.

 

Mais ça n’explique pas tout bien sur. Si il suffisait de rater sa vie pour devenir terroriste, nous vivrons en état de guerre civile permanente ! Non, la seconde charnière ici, c’est une question de modèle.

 

La société occidentale n’offre plus qu’un seul modèle, le libéralisme économique. Dans ce modèle, réussir sa vie est plus ou moins directement lie à l’état de vos finances. Avoir les moyens de. A vous de placer le complément d’objet qui vous convient.

 

Pour ceux qui n’ont pas les « moyens de », il y a peu d’alternatives. Vous avez le choix de subir la société ( alternance chômage/petit jobs, soirée télé, et HLM ) ou de vous rebeller, en vous faisant violence au passage ( délinquance/ prison, drogues, exclusions… ). Le combat politique étant complètement discrédité, ces jeunes ont peu de chance de rejoindre une organisation luttant contre les défauts du libéralisme. Et soyons honnête, les organisations alter mondialiste sont bien trop « intello ».

 

En bref, il ne reste rien. Rien sauf peut être le fameux repli identitaire - dont on nous rabache les oreilles en France. Et pour des jeunes déracinés, immigrés de seconde ou troisième génération et en situation d’échec, la culture d’origine est un important facteur de redéfinition identitaire, peut être même le seul.

 

En soit, pourquoi pas. Pourquoi ne pas être fier de maintenir ses racines, et de pratiquer la religion de ses parents ? Apres tout, ç’est peut être un facteur structurant important. Sauf quand ça se transforme en obsession, quand la « structure » devient « cause » car elle échoue à compenser les injustices sociales apparentes.

 

C’est sur ce terreau que les organisations terroristes recrutent, à la marge de nos sociétés, là ou le rêve libéral se transforme en cauchemar pour des millions de personnes. Là ou notre société n’est plus un idéal, mais un calvaire… C’est ça qu’il faut comprendre. Sans alternative de vie, sans un futur, seule l’idéologie de la mort peut mûrir…

 

Alors, s’il est important de s’unir face au terrorisme en général, il est grand temps de réfléchir à nos sociétés, de comprendre que nous ne pouvons pas construire un monde ne paix sur un seul modèle, sans alternative. Ce n’est qu’en comprenant ce fait que nous ferons mentir nos amis les « spécialistes »…

 

Allez, parlons léger. Je ne m’attarderai pas sur le fameux scandale GTA :SA tellement c’en est ridicule. Rockstar qui ment, Hilary Clinton qui condamne, Mamie Nova qui part en procès, la FTC qui enquête, l’Australie qui interdit le jeu… Et toute l’industrie qui se demande comment diable aborder les thèmes sexuels dans les jeux… Je crois qu’on a atteint des sommets de stupidité et d’ignorance crasse… Next…

 

 

Les papiers de l’ELSPA 2005 sont disponibles en téléchargement. J’ai beaucoup aimé celui de Ben Keen, qui met bien en perspective le fait que l’industrie du jeu n’est pas encore « mass market », confirmant ce que je pense sur le sujet. En parlant de pensée, j’ai aussi beaucoup aimé le slideshow de Greg Costikyan, qui rejoint presque arguments pour arguments ce que j’ai écrit il y a plus d’un an dans mon propre manifeste. Dans Gamasutra, John Sutherland rappelle quelques vérités sur la narration, tandis que Scott Miller critique vertement le culte d’ICO. Moi je dis, il est où Duke Nukem Forever ? ;-)

 

Si vous avez un peu de temps, et que vous aimez les choses gratuites, The Escapist continue son petit bonhomme de chemin. Mais surtout, je vous conseille le livre de Florian Cramer « Words Made Flesh ». Dans ce pdf, Florian explore l’histoire de la notion de « code », de la Kabbale aux codes informatiques. Comment les symboles se font sens et ce faisant modifient le monde qui nous entoure. Passionnant !

 

Mon truc, c’est la simulation physique. Alors quand je trouve une thèse qui résume le sujet, je pense que ça mérite d’être mis en valeur ! Kenny Erleben fait un travail fantastique pour explorer le sujet, et résume le strict minimum qu’un ingénieur en simulation physique devrait savoir ! Et si vraiment, les maths, ce n’est pas votre truc, pourquoi ne pas apprendre la politesse au Japon ?

 

 

Ces derniers temps :

  • J’écoute: Hooverphonic - Inhaler
  • Je lis: Charles Bukowski – Contes de la folie ordinaire.
  • Je vais voir: pas grand chose. Le cinéma, c’est un peu plat cette année…
  • Je joue à: Minna Daisuki Katamari Damacy – La suite de KD ! C’est dans ces moments là que je me souviens pourquoi j’aime les jeux vidéo !!!!
  • On ne me trouvera: au bureau ! Août s’annonce travailleur…
  • Je suis : bronzé ! Enfin, plus que d’habitude ! Et oui, ça m’arrive aussi ;-)

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13/07/2005

Cambridge - 2005/07/13 @ 23h00

Impressionnant comme la fortune peut tourner vite. Même si les attentats ont échoués a ébranler une ville qui en a vu d’autres, il faut admettre que la situation n’a guère progressé depuis les attentats de Septembre 2001. Les mauvaises langues diront que ça va de pire en pire. L’histoire jugera l’action de nos gouvernements. C’est à nous, chacun dans nos vies, de savoir trier le vrai du faux, les images des faux-semblants, passant de mythes en mythes en tachant jour après jour de faire ce qui est juste…

 

Les écrits tissant des relations entre le théâtre et le jeu vidéo sont suffisamment rare pour être noté. Dans « Playing through : The future of Alternative and critical game projects », Patrick Crogan puise autant son analyse dans l’art de la guerre que dans celui du spectacle. Explication…

 

La guerre est par nature un processus théâtral. Ne parle t’on pas de théâtre des opérations, ou de la sécurisation d’un périmètre ? Paul Virilio souligne bien cet aspect puisque d’après lui, l’objet de la guerre est de créer ou de transformer un environnement pour le rendre littéralement invivable à l’ennemi. Le théâtre, c’est aussi la projection et la redéfinition de l’espace.

 

Les militaires, à la recherche de nouveaux outils stratégiques, ont inventés la simulation. Les ordinateurs, les simulateurs et ultimement les jeux vidéo, sont marqués par cette culture de la simulation militaire. D’après, Espen Aarseth :

 

« Quel est l’essence du calcul ? Si une telle essence existe, on pourrait dire que c’est la simulation : C’est le sens des machines de Turing. Les jeux vidéo sont bien sur des simulations, et les ordinateurs sont une plateforme de choix pour opérer ces simulations. »

 

Les jeux vidéo, en tant que substrat de la recherche militaires des années 40 et 50, reproduisent fidèlement ce schéma. Les jeux d’actions ou les FPS sont exactement cela, un espace en général hostile que le joueur a pour charge de sécuriser. Les RTS ne font qu’élever la même thématique au niveau stratégique. Les jeux vidéo moderne, en tant que simulation, ne sont qu’une énième mise en scène du point de vue militaro-industriel.

 

C’est là que prennent appuis des gens comme Gonzalo Frasca . Même si les jeux reproduisent les simulations militaires, il souligne que l’acte de reproduction est toujours la possibilité de changer, de se différencier ou d’innover. Et dans un sens, de rendre subversif les schémas manichéen des productions industrielles.

 

Pour Gonzalo Frasca, la simulation, à la différence de la narration ou du drame, est la forme du future. La simulation ne traite pas de ce qui s’est passé [narration], ou de ce qui est en train de se passeé [drame], mais plutôt de ce qui pourrait ce passer. Et donc de dresser ce tableau des technologies de l’information :

 

Narration --> Passé
Drame --> Présent
Simulation --> Futur.

 

Patrick Crogan rejette cette vision simpliste, soulignant que si la simulation est aujourd’hui la forme du futur, c’est à cause de l’influence substantielle des prérogatives militaires. Mais ce qui est surtout intéressant chez Frasca, c’est comment il détourne l’outil vidéo ludique pour en faire une arme subversive.

 

Dans « Videogames of the oppressed », Frasca critique la vue Aristotélicienne des jeux commerciaux, et lui oppose une vue plus Brechtienne, l’engagement dans un processus plus critique du game design et du gameplay. Et de citer Augusto Boal et son « théâtre de l’opprimé ». Augusto Boal utilise le théâtre en tant qu’outil (politique), non en tant qu’objectif en soit.

 

Le théâtre engage son spectateur dans un processus critique, en offrant une réelle réflexion sur les problèmes sociaux politiques. Fraca pense que la simulation peut offrir - de même - un théâtre conscient, ou le gameplay est un outil pour éveiller le joueur.

 

Crogan souligne pourtant que la narration peut aussi être vue comme une technologie pour sélectionner, arranger et comprendre une expérience (réelle ou imaginaire). La narration est en quelque sorte une « machine interprète ». Si elle fonctionne comme une forme extérieure de la mémoire et de l’archivage de l’expérience humaine, la narration est ultimement orientée vers le futur. Elle n’existe que pour être lu dans le futur par un lecteur/audience sensé en tire une information concrète.

 

Il n’est donc pas aussi facile de la cantonner au passé. La narration parle autant du futur que la simulation. La simulation n’est qu’une nouvelle forme mnémotechnique qui doit être comprise en tant que telle avant de pouvoir réellement appréhender son potentiel critique.

 

Humm... Entretemps, ce récent article du tout nouveau magazine The Escapist fait écho à ces idées, en soulignant bien qu’il n’y a pas de simulation neutre. Dans toute simulation, il y a un point de vue, et ce point de vue ne sera jamais impartial.

 

Prenant l’exemple de ce fameux mini jeux sexuel qui serait caché dans GTA San Andreas. Tout les medias ont criés au scandale, passant a coté du cœur du sujet. Personne n’a commente la représentation même de l’acte, la succession mécanique d’exercice vaguement tire du Kama Sutra, l’objectif étant de reste dans le rythme… Un peu statique pour une séquence qui ne dure qu’une minute, non ? ;-) Et de ma faire penser que si ce mini jeu a été conçu par Rockstar, ils ont fait le bon choix au final en le supprimant du jeu.

 

Allez, pour finir, on a subi l’ effet Slashdot samedi dernier. Toujours sympa d’avoir quelques commentaires agréables ! Bon courage pour ceux qui bossent en tout cas !

 

 

Ces derniers temps :

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03/07/2005

Cambridge - 2005/07/03 @ 18h30

Entre le G8 à Edinburgh, le concert Live Aid (qui se tenait simultanément dans plusieurs pays) hier, et Wimbledon (évidemment), l’Angleterre a des faux airs de centre du monde. Il ne manque plus que la nomination des JO de 2012. Après que Gordon Brown – l’actuel ministre de l’économie – ait réussi à obtenir la suppression de la dette des pays les plus pauvres, et le piratage de Tony Blair de la vieille Europe fédérale germano-française, l’impression qui domine est que le pays a le vent en poupe. Difficile de décrire la sensation que donne la revue de presse de ce coté ci de la manche. Disons que ça change des récentes bravades de Napoleon-Sarkozy ;)

 

Mais pour être honnête, tout ça me laisse relativement froid. Non que le sort du monde me soit indifférent, plutôt une sorte de déjà vue persistant qui confirme ma conviction qu’au fond, peu de choses vont changer. J’ai tout simplement d’autres chats à fouetter ces derniers temps.

 

Professionnellement d’abord. La PS3 est en mode ‘underground’, et Ninja Theory aussi d’ailleurs. Fait notable, Ken Kutaragi était en Angleterre cette semaine, et a fait une petite visite surprise à notre studio :) Ken Kutaragi, pour ceux qui ne le savent pas, est le numéro 2 de Sony Corp, et le numéro 1 de Sony Computer Entertainement. Il est régulièrement considéré comme le père de la Playstation. Quoi qu’il en soit, les choses avancent vraiment bien pour nous. D’ailleurs, Ninja Theory recrute dans à peu prêt tout les domaines. Alors si l’expérience de l’expatriation vous tente, glissez moi un mot (javamus (AT) gmail.com).

 

Pour ceux qui restent en France, il y a aussi beaucoup à faire. Récemment, j’ai feuilleté l’appel à projet du RIAM. Le RIAM – a.k.a réseau pour la Recherche et l'Innovation en Audiovisuel et Multimédia - est un réseau regroupant industriels (comme Bouygues/TF1/TPS, Vivendi/Canal+/Cegetel, France Televisions, Lagardere/Hachette, France Telecom, Thompson, Philips…) et divers centres de recherche publique.

 

Le double objectif est d’une part de coordonner les actions de soutiens aux acteurs du multimédia Français, ainsi que de permettre le financement de projets coopératifs innovants. « Créé en 2001 à l'initiative des ministères de la Culture et de la Communication (CNC), de l'Industrie et de la Recherche, le RIAM accompagne vos projets de recherche-développement, avec le soutien des pouvoirs publics. » (sic).

 

Les candidatures portaient donc sur le financement de projets de recherche ou de nouveaux produits et services dans le multimédia. Ce qui m’a particulièrement intéressé, c’est que sur les 4 grands thèmes de projet subventionné, l’un portait sur les jeux vidéo et la réalité virtuelle (les 3 autres, tout aussi interessant, sont « Les nouveaux modes de distributions de contenus audiovisuels et multimédia, la numérisation de la chaîne audiovisuelle et du cinéma, la protection des contenus numériques et la gestion des droits associés).

 

Voici comment le RIAM présente notre industrie:

« L’industrie française du jeu vidéo remporte des succès marquants sur le plan international. Elle est non seulement un creuset dans lequel se rencontrent et fusionnent art et technologie, mais aussi un secteur où s’expérimentent de nombreuses innovations susceptibles d’essaimer ensuite vers d’autres domaines : acteurs virtuels, effets spéciaux cinématographiques, simulations environnementales ou industrielles, etc.
 

Elle opère ou coordonne actuellement des percées dans les domaines :

  • de la modélisation physique de l’environnement : simulation algorithmique de météores (pluie, neige, vent, brouillard…), de terrains, de cours d’eaux ou d’éléments maritimes (états de la mer) ; simulation d’interaction entre objets (impacts, rebonds, cassures, interpénétrations…) ; lois physiques générales appliquées aux corps (gravité, frottements…)
  • de la modélisation psychomotrice de personnages : coordination des muscles faciaux pour créer des expressions intelligibles et synchronisées avec les émotions, les états psychiques et le discours ; intégration du tronc et des membres ; modélisation du langage non verbal.
  • de l’application de modèles physiques aux personnages eux-mêmes pour une animation en temps réel réaliste et algorithmique,
  • de la reconnaissance et de la synthèse vocales : doublage en temps réel, expressivité de la diction…
  • de la conception, du développement, de l’intégration, et des usages de nouveaux périphériques : suivi et interprétation des mouvements oculaires, des déplacements du corps de l’interacteur ou de ses gestes ; captation et interprétation en temps réel de son état émotionnel,
  • des développements pour plates-formes mobiles : téléphonie 3G, consoles portables…
  • du rapprochement et de l’intégration entre le monde réel et les espaces virtuels : insertion d’objets vidéographiques dans les univers 3D, immersion d’objets et personnages virtuels dans la réalité.

Par ailleurs, les travaux d’Intelligence Artificielle visant à doter des entités « intelligentes » de capacités de décision et de comportements autonomes se poursuivent en permanence : modèles de représentation de l’environnement par les entités, prise en compte de la dimension sémantique des actions, modèles décisionnels, coordination décision / expression, expression par le langage, intelligence distribuée et processus collaboratifs… font partie des principales voies ouvertes à l’heure actuelle.

Enfin, les outils d’aide à la création et à l’écriture non linéaire, visant à rendre possible l’unité scénaristique et dramatique d’univers complexes et peu ou non déterministes, demeurent en eux mêmes un enjeu, en soutien des technologies liées au déploiement et à l’exploitation de jeux vidéos et d’univers persistants en ligne.

Ces développements accompagnent les nouvelles générations de systèmes de calcul, c’est-à-dire d’une part les processeurs dédiés aux calculs physiques ou à la création sonore, qui s’adjoignent désormais aux accélérateurs graphiques, et d’autre part les performances accrues des appareils mobiles connectés, à la fois en puissance, en débit, et en capacité de stockage.

Ils permettent aux studios de conserver leur place originale et créative dans la compétition internationale, tout en rendant possibles de nombreux transferts de technologies ou de savoir-faire vers d’autres domaines potentiellement utilisateurs de solutions de simulation : formation et éducation, médecine, automobile, habitat, environnement

Ils ont également vocation à ouvrir le champ du jeu vidéo vers le monde réel : robots, cyber-jouets, cyber-compagnons…

Les priorités suivantes apparaissent donc pour le développement des technologies et leur intégration dans les outils de production :

  • La simulation et l’animation en temps réel d’univers virtuels hyperréalistes reposant notamment sur des modèles physiques et des rendus 3D / vidéo,
  • L'animation comportementale d’acteurs autonomes anthropomorphiques,
  • L'autonomie décisionnelle, affective, et expressive, de personnages « intelligents »,
  • L’adaptation aux nouveaux matériels, qu’il s’agisse des plates-formes, de leurs périphériques, ou des réseaux,
  • Les outils d'aide à la création et à la conceptualisation de scénarios faisant appel à l’intelligence artificielle ou à de nouveaux formalismes de représentation et d’écriture,
  • Les outils de déploiement et d’exploitation de jeux en ligne : bases de données réparties, simulation distribuée, gestion de latence des réseaux, interfaces multi-terminaux ou multiréseaux fixes ou mobiles…
  • La réalité virtuelle et l’interaction ludique en univers mixtes (3D / réel).

» (Voir Document RIAM - Appel a projet 2005).

 

L’appel a projet est aujourd’hui close, mais j’en reparlerai à la rentrée, quand les projets retenus auront été annoncés ;-) Je suis curieux de connaître quels sont les acteurs Français qui s’investissent dans la recherche vidéo ludique.

 

En attendant, je retourne à Heavenly Sword ;-)

 

 

Ces derniers temps :

  • J’écoute: Le très très londonien Cry On My ConsoleGalvanize (remix du titre des Chemical Brothers)
  • Je lis: An introduction to the Kalman filter.
  • J’ai vu: Les poupées russes – Moins bon que le premier, mais juste pour la scène du train moscovite, les bonjours du matin, et les rues trop parfaites… (et pour les contes de fées).
  • Je joue au: freesbee, bien sur ;-)
  • On me trouvera: à Bordeaux dés demain, et ce pour 4 jours.
  • Je suis : le meilleur client de Ryan Air de l’année 2005 !

18:30 Publié dans Nexus | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2005

Cambridge - 2005/06/15 @ 23h00

Il y a quelques années de cela, les universités ont commencé à s’intéresser aux jeux vidéo. L’université, c’est une drôle d’institution. Quand elle est au cœur de l’innovation, elle peut produire les meilleures technologies et autre start-up qui soient. Par contre, quand elle essaie de rattraper son retard sur une industrie qui s’est développé sans eux, les universitaires se retrouvent dans une situation relativement délicate.

 

Longtemps dénigré par leurs pairs qui jugent le sujet indigne d’étude, les chercheurs en game design ou en culture du jeu doivent également s’imposer au yeux des professionnels de l’industrie qui pour leur part n’ont pas besoin d’eux. Alors quand une conférence comme le DIGRA publie ses papiers, le décalage entre la pesanteur verbeuse et pseudo intellectuelle de ses mêmes chercheurs contraste incroyablement avec la relative légèreté et l’intuition de nos pratiques professionnelles.

 

Et à en juger par les réactions au sein du studio dans lequel je travaille, les chercheurs ont mauvaise presse. Et souvent à juste titre. Car c’est une chose que de vouloir définir les jeux vidéo, de lancer des rapprochements tout azimut avec le cinéma, la littérature et la psychologie, ou encore d’analyser en long et en large les sociétés parallèles des MMORPG. Mais quand un universitaire inconnu titre « Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow: The Future-Orientation of Videogame Play », il faut pas s’étonner si il se fait taper dessus.

 

Bref, la fac est à cote de la plaque. Evidemment, il y a du bon et du mauvais, comme partout. A vous de vous faire une idée. Mais étant moi-même partisan d’une recherche fondamentale en game design, je ne peux qu’être consterné par le déballage incongru de tout et n’importe quoi pour justifier de quelconques théories fumeuses. Reste donc une question primordiale pour nos amis chercheurs. Pour qui diable travaillez vous ?

 

 

En attendant d’avoir une réponse, le mod de Garry pour Half Life 2 continue de faire des heureux. Si tout pouvais être aussi simple que cela...

 

Ces derniers temps :

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08/06/2005

Cambridge - 2005/06/08 @ 22h00

Mercredi dernier, j'étais à l'ICA pour voir Lens Flare 05, une sélection d'extrait de jeu vidéo projetée sur grand écran. La parfaite opportunité pour profiter en grand des jeux next-gen. Killzone 2 et Heavenly Sword au cinéma, ça le fait, non ?

 

Euh... Et bien, non, pas vraiment. Malgré un programme alléchant, les 75 mins se sont vite transformés en - petit - calvaire. La raison? La relative pauvreté de la production actuelle. De Ghost Recon à Splinter Cell, de God Of War à Forza Motorsport, tous ces jeux sont bons dans leur domaine. C'est l'ensemble qui est d'une remarquable platitude. Mécanismes similaires, violence omniprésente, univers photocopieuse... Le tout avait la saveur du gloubi boulga de Casimir - à savoir trop lourd et passablement indigeste.

 

Pourtant, quelques perles relevaient le niveau. Okami est une réelle bulle d'air visuelle. Les jeux DS sont vraiment originaux, et l'humour de Conkers me fait bien rire :-)

 

Ca n'était pas pour autant un exercice inutile. Il faut au moins cela pour prendre conscience du niveau relativement bas dans lequel règne la majeur partie de la production mondiale. De même, il semble évident que malgré les déclarations d'intentions, l'industrie n'est pas encore prête à séduire le public féminin adulte, et encore moins prête à servir de referant culturel au même titre que le cinéma, la télévision ou la littérature...

 

Par goût du jeu, j’ai donc demandé à ma petite amie de noter sur 10 chacun des jeux que l’ont a vu lors de cette séance en fonction de l’intérêt qu’elle a ressenti. Etant donné qu’elle ne connaît pas grand-chose au jeu vidéo, les résultats sont passionnants. Ainsi Killer 7 écope d’un 2 malgré un visuel intéressant, Eve Online se prends un 0 pointé - elle n’est pas très Star Wars de toute évidence ;-) – God Of War prends un 1 dans les dents, et 0 pour Condemned. Seuls rescapés du carnage, Project Rub avec un 7 parce qu’elle aime l’écran tactile de la DS, Conkers 8 pour l’humour et euh… c’est tout…

 

Autant dire que l’industrie a encore un long chemin à parcourir…

 

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17/05/2005

Cambridge - 2005/05/17 @ 21h00

Pffiou, voila une bonne chose de faite. Maintenant que les 3 consoles ont étés annoncés, la hype va commencer à redescendre un peu. La PS3 et la Revolution ont fait leur apparition, les débats peuvent donc commencer. Et autant dire que les combats vont faire rage si tant est que les 3 constructeurs ont donné le meilleur d’eux même. Alors, que retenir de tout cela ?

 

 

LE LOOK :

  • La PS3 (ci-dessus) a répondu au design concave de la X360 par une forme convexe un peu moins agressive. Evidemment, ça nous arrange bien étant donné que les deux consoles se compléteront avantageusement sur une étagère ;-) La PS3 sera apparemment de la taille de la PS2, tandis que Microsoft devra encore revoir sa copie. Les deux machines sont touts de même diaboliquement sexys. Mais la grosse surprise, c’est Nintendo qui l’a faite puisque la Revolution (ci-dessous) est à peine plus grosse que mon modem ADSL !!!

 

  • LOOSER : Hummm… Microsoft, mais juste parce que leur console est la plus volumineuse (voir l'image comparative ci-dessous). La X360 est quand même à 1000 lieues de la très moche Xbox !
  • VAINQUEUR : Nintendo, haut la main. Small is beautifull…

LES SPECS :

  • Pour des raisons évidentes, je ne peut pas trop commenter ce sujet ;-)

 

  • LOOSER : Nintendo, et heureux de l’être ! La firme nippone savait des le départ qu’elle se ferait larguer niveaux specs. Mais le plombier n’a pas dit son dernier mot…
  • VAINQUEUR : Sony ! Ca va changer de la PS2...

LE RESEAU :

  • Wifi et Bluetooth se partagent la part du lion. Touts les contrôleurs sont désormais sans fils (alléluia !). Les 3 constructeurs promettent tous mont et merveilles, réseaux connectés en permanence, etc etc. Mais il faut être honnête, en la matière, la X360 mène le bal et bénéficie clairement de l’expérience de Microsoft. Apparemment, la totalité des jeux SNES et N64 seraient téléchargeable sur la Revolution, ce qui est une belle idée :)

 

  • VAINQUEUR : Microsoft, à l’aise.
  • LOOSER : Tout les autres. Ca en deviendrait même embarrassant…

LA HYPE :

  • Microsoft a tiré le premier des Jeudi dernier avec une émission sur MTV. Ce faisant, Billou espérait sans doute voler le devant de la scène et souffler la bombe PS3. De son coté, Sony a donne dans le zen et la tradition, mixant démonstrations technologiques avec des images de futurs projets. Pour sa part, la conférence Nintendo a lieu au moment même ou j’écrit ces mots. Avec la Revolution sous le coude, et pas mal de Zelda, je ne me fait pas de soucis pour eux.

 

  • LOOSER : Microsoft. En essayant de courir après un lièvre qui se fiche de sa console comme de sa première paire de Nike, tout en négligeant le public des joueurs qui lui demandait de l’attention, Microsoft a réussi l’exploit de fâcher tout le monde. En remplaçant les démos impressionnantes par des hobbits et autres acteurs sur le retour, Microsoft a oublié que l’objectif était de faire en sorte que les gens rêvent de la console, au lieu de rêver d’être invité à la fête ! La X360 sponsor de Star Academy ? C’est sans aucun doute déjà prévu….
  • VAINQUEUR : Sony, et de loin. En gardant la machine au secret jusqu’au dernier moment, Sony a réussi à enthousiasmer le public. Preuve ultime de confiance en soi, Sony a évité de céder aux sirènes de la médiatisation, puisque seul Spiderman a été convoque à la fête. Et comme à chaque fois, Final Fantasy était là pour assurer le spectacle.

LES JEUX :

  • De loin le plus important, et là encore, pour des raisons évidentes, je ne peux pas faire de commentaires…

 

Je ne suis pas libre de commenter HS, alors je laisse aux autres le soin de le faire, et aux images de parler. Et surtout, n’oubliez pas la vidéo :-D

  • EUROGAMER:
    "This appears to be a game involving a heroine with a big gun and a big sword who fights entire armies. Surrounded by enemies in an opening shot, she explodes into life, [...] smashing them through splintering objects, kicking tables around, spearing two at a time, [...] taking on an army comparable to the Armies of Mordor, using rockets to carve holes in enemy lines and then fighting literally thousands at once. [...] Heavenly Sword looks like a Matrix Reloaded simulator"
  • IGN:
    "What's most amazing is that we were told that what we saw was all in game graphics. When you consider the detail give to every enemy including the main character, the concept it hard to believe."
  • GAMESPOT:
    "it is, like the rest of the PS3 titles on display at the Sony press conference here, incredibly impressive from a visual and graphical standpoint. [...] If this represents the graphical capabilities of the system when it finally arrives, then we'll call ourselves impressed."
  • COMPUTER AND VIDEO GAMES:
    "Heavenly Sword looks slick, stylish and will no doubt prove addictive as you hack and slash and use extraordinary martial arts skills to defend yourself against overwhelming odds."

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15/05/2005

Cambridge - 2005/05/15 @ 14h00

Bon, évidemment, l’événement fut l’annonce de la nouvelle Xbox 360 sur la chaîne de télé gonzo MTV. Microsoft, en annonçant clairement son intention de cibler le grand public, a fait un splash en associant sa console à l’image cool et branchouille d’Hollywood. Dance floor, concert live de groupes à la mode, flashs et jeunes qui dansent. Assurément, avoir Elijah Wood pour présenter votre console, c’est classe… Non ? Non ?... Non.

 

Savoir si Microsoft a réussi son pari en branchant les teenagers du monde est un peu difficile pour moi. Par contre Microsoft a réussi à fâcher les geeks et autres hardcore gamers du monde entier. Il faut dire que ces derniers se fichent du string de Paris Hilton comme de leurs premières chaussettes trouées. Pour autant, Billou a été malin en leur réservant Our Colony, une tentative de marketing viral intelligente un peu trop mal ficellé….

 

Au final, une question demeure. Peut on séduire le grand public sans le support des fans hardcores ?

 

Mais bon, tout cela n’est que du marketing. Seule compte la machine… et les jeux qui vont avec ! Pour la machine, chapeau. Microsoft a compris la leçon de la première Xbox. En pompant furieusement du coté d’Apple, la Xbox 360 deviendrai presque une machine sexy. Un seul point noir. Elle est encore plus grosse – légèrement – que la PS2 (l’original hein). Les américain ne comprendront jamais rien à la miniaturisation.

 

 

Sur ce qu’il y a à l’intérieur, rien a redire. Des dizaines d’autres sites se sont déjà chargées de décortiquer le hardware. Le plus important, ce sont les jeux. Et de ce cote là… Et bien, c’est encore un peu mince pour l’instant. Enormément de séquelles ( Call of Duty 2, Madden NFL 06, NBA 2K6, Need for Speed Most Wanted, Project Gotham Racing 3…), beaucoup de gameplay convenu ( Battlefield 2, Elder Scrolls IV, Full Auto, Perfect Dark Zero, Quake 4, Saint's Row… ), pas mal de licences ( Darkness, Tom Clancy's Ghost Recon, Tony Hawk's American Waste Land… ), quelques nouveautés plus ou moins discrètes ( Alan Wake, Condemned, Dark Sector, Demonik… ), seules quelques perles sortent du lot ( Blue Dragon, Gears of War, Kameo, Ninety-Nine Nights… ).

 

 

En somme, la Xbox 360 s’inscrit en évolution plus qu’en révolution par rapport à la Xbox. Microsoft (et les éditeurs associés) pense que son public principal veut encore plus de la même chose. L’avenir dira si ils ont eu raison. A ce jour, la plus grosse déception est Perfect Dark Zero, le grand absent est Halo 3 et le jeu le plus next gen est Ninety-nine Nights.

 

 

Parlons un peu de ce dernier. En cours de production pour Microsoft Japon par le créateur de Rez, ce jeu semble mettre en scène de grandes batailles homériques dans un univers fantastique. Même si les détails sont encore flous, les premières images sont très encourageantes. Tetsuya Mizuguchi va-t-il être le grand sauveur du line up de la Xbox 360 ?…

 

On en reparlera Lundi (ou plutôt Mardi je pense) :)

 

Sur un sujet un peu plus sérieux, je suis tombé sur une page de publicité passionnante dans le dernier Develop. L’un des grands avantages à vivre à l’étranger est de pouvoir voir les efforts que font notre Ministère des affaires étrangères pour redorer le blason terni de notre chère république. C’est donc ainsi que j’apprends de la bouche de Clara Gaymard (la femme d'Hervé), présidente du Invest In France Agency, que la France a atteint le parfait équilibre entre la modernité et la tradition. J’y apprends aussi que les entreprises investissant plus de 15% de leur budget en R&D sont exonérées de charges sociales pendant 8 ans. D’ailleurs un encart stipule que notre gouvernement Raffarin a introduit 50 mesures pour aider les investisseurs étrangers. Apparemment, la France est un pays qui mixe les cultures de toute la planète, et surtout si les Français se plaignent tout le temps, ce n’est que parce que nous cherchons à atteindre l’excellence… ... Mouais…

 

Dans l’ensemble, pourquoi pas. Ce n’est pas tant la démarche de passer une pub qui m’intéresse plus que le fait qu’il faille en venir la pour que la France redore un peu son image. Rien de ce qui est dit dans cette page n’est complètement faux par ailleurs. C’est le portrait de la France qui est décrit dans lequel je ne me reconnais pas. C'est sans doute pou cela que le site s'appelle The New France. Je n'ai pas du mettre les pieds la bas!

 

Mythe 1: La France n’est pas un pays multiculturel. La France normalise les autres cultures à l’aulne de ce quel reconnaît ou pas comme convenable. Mythe 2 : La France n’est pas un pays a même d’attirer les investisseurs. Toutes les exonérations se font à grand coup de paperasses et de bureaucratie, ce qui a un coût non négligeable. Mythe 3 : Les Français ne râlent pas parce qu’ils visent l’excellence. Les français râlent parce qu’ils conservateurs, qu’ils rechignent aux changements et souvent ne pensent qu’a leur propre intérêt avant celui de l’entreprise, et encore moins celui de la nation.

 

Mais bon, je suppose qu’il faut bien des gens comme Madame Gaymard pour espérer redonner un peu de souffle à l’économie Française. Bonne chance (sincèrement)….

 

Ces derniers temps :

  • J’écoute: Pas grand chose. C'est le printemps, je sors ;-)
  • Je lis : La misere du monde – Pierre Bourdieu (petit a petit).
  • Je vais voir: Pas grand chose. C'est le printemps, je sors bis ;-)
  • Je joue à: Ghost in the shell - Stand alone complex - PS2
  • On me trouve: dans les parcs, quand le soleil brille.

14:00 Publié dans Nexus | Lien permanent | Commentaires (0)

11/05/2005

Cambridge - 2005/05/11 @ 22h00

Comme on dit, les dès sont joués à présent. La très vaste majorité des développeurs et éditeurs de jeux vont se retrouver à Los Angeles ce Week End. Alors concrètement, qu’il y aura-t-il à voir ? Déjà, une déferlante de séquelles, toutes plateformes confondues (PS2, XBOX, GAMECUBE). Prenez n’importe quel jeu qui a vendu plus de 100 000 copies, et il y aura une chance sur deux pour qu’une suite soit présentée la semaine prochaine. Mes favoris : Burnout Revenge et Zelda ;-)

 

 

Il n’y aura tout de même pas que des séquelles. Quelques nouveaux titres devraient arrive à tirer leurs épingles du jeu. Mais très franchement, si vous me demandez, je crois que je ne serai pas capable de vous en citer un. Ah si, peut être Code Age, de Square. Mais on peut difficilement parler d’originalité dans ce titre…

 

A coté des plateformes traditionnelles, la DS et la PSP devraient vraiment être les stars du show. J’ai joué à Electroplankton hier, et c’est vraiment une perle ! Du bonheur en petit format, des heures de perdues en perspective (Note : Surtout ne montrez pas ce jeu a votre petite amie).

 

Pour finir, le gros temps fort du show, ce sera bien sur la présentation de la PS3 et de la Xbox 360. Chacune de ces plateformes devraient avoir de quoi se montrer sous le meilleur jour. Mon favori, Heavenly Sword bien sur ;-) Plus que quelques jours à attendre…

 

 

Une note plus sérieuse à présent. Les jeux chrétiens envahissent l’espace grand public, ils s’apprêtent d’hors et déjà à s'installer dansles walmarts et autres Carrefours américains. Ils ont meme leur conference. Sans en faire tout un plat, je pense que c’est un signe des temps. Une sorte de rappel à l’ordre pour tout ceux qui, un peu comme moi, oublient que la laïcité n’est pas universelle, mais plutôt l’exception. Saviez vous qu’il n’y a que deux pays laïcs en Europe ? (La France et le Portugal). Les jeux sont une part de la culture populaire, ils reflètent les angoisses et les représentations mentales du moment… A méditer donc :-)

 

Ces derniers temps :

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02/05/2005

Cambridge - 2005/05/02 @ 18h00

L’industrie est en mutation. Sans forcement donner dans le négativisme, beaucoup de choses ont changées en seulement 2 ans. Si la fermeture d’Elixir est contrebalancée par la création de SilverBack , les modes de productions sont définitivement remis en cause. Avec un marché plus vaste que jamais, un nombre impressionnant de plateformes en cours de vie (du mobile à la PS2, de la DS à la PSP en passant par la NGAGE, de la XBOX au PC…) et un nombre encore plus impressionnant se profilant à l’horizon, faire du jeu n’a jamais été aussi compliqué.

 

Dans ce paysage, le cas de Valve synthétise toutes ces évolutions. La fin de l’accord d’édition qui les liait à Vivendi est emblématique de la défiance qui règne entre les éditeurs et les développeurs. Bousculé par des créatifs qui cherchent de plus en plus à se débarrasser d’eux, les éditeurs n’ont pas encore formulé de réelles réponses aux interrogations de l’industrie. A l’orée de la naissance des consoles de nouvelles générations, jamais le business model du jeu n’aura été autant mis à mal. Il règne une ambiance de masse critique, l’impression que quelque chose va bientôt se briser parce que le point de non retour a été dépassé.

 

Les jeux ne sont déjà plus dans le simple registre du divertissement. A l’heure où ils servent à soigner les pompiers New-yorkais traumatisés par le 11/9, l’impact social et psychologique des jeux n’est plus à démontrer. C’est un monde d’opportunités qui s’ouvre à qui saura trouver la bonne combinaison. Cela n’a plus rien à voir avec la technologie, ou les machines. L’enjeu, c’est la culture…

 

 

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23/04/2005

Cambridge - 2005/04/23 @ 23h00

Trois moi plus tard ;-) Encore une fois, l’ E3 monopolise une part non négligeable de mon attention. Ca devient une (mauvaise) habitude ! Entre temps, il y a eu un déménagement, pas mal de galères, et encore plus de taf, mais j’ai (enfin) récupéré une connexion continue (et pas grâce à BT. Qui a dis que France Télécom était nul ?). Ca ne veut pas forcement dire que je déborde de temps en ce moment, mais les choses vont définitivement dans le bon sens…

 

En ce moment, le buzz carbure à plein pot. Toutes les spéculations sont ouvertes, l’humeur avant l’E3 est plutôt l’euphorie collective. Du coup, la seule certitude, c’est que la gueule de bois va être rude après l’expo ;) Allez, bon courage à tout ceux qui bossent durs en ce moment !

 

 

 

 

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