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30/01/2005

London - 2005/01/30 @ 18h00

Dire que le temps me manque est un euphémisme. 3h30 de trajet journalier, 8h de travail intense, des soirées passées à chercher un nouvel appartement, et sans parler des surprises (les chutes de neige, les caténaires qui cassent, les tempêtes venteuses…), tout ça cumulé ont fait passer le mois de janvier à une vitesse absolument effarante. Du coup, il y a plein de choses que j’aimerai partager, mais je ne sais pas trop par où commencer :) Déjà, j’ai finalement trouvé un endroit où vivre à Cambridge, ce qui a été plus compliqué que je ne l’aurai cru. La ville étant principalement universitaire, le marché de la location est plein de petites chambres étudiantes qui ne peuvent plus me satisfaire. Mais ce n’était pas mission impossible… Une autre chose qui m’a marqué, ce sont les chauffeurs de bus ;) Difficile de décrire, mais au moins on ne s’ennuie pas… Trêve de ruminations personnelles. Aujourd’hui, l’Irak vote, et les medias britanniques sont mobilisés en attente soit de la rédemption, soit de l’apocalypse. Les débats font rage en attendant les résultats. Déjà, la liste des morts est lourde, les attentats suicides sont nombreux. J’espère honnêtement que les choses vont allez pour le mieux, mais je ne peux m’empêcher de penser à la société occidentale où les gens ne vont plus voter alors qu’en Irak, certaines personnes bravent la mort. Si ici la société du spectacle bat son plein, dans quel mesure cela s’applique-t-il la bas ?

 

L’accord EA-ESPN continue de défrayer la chronique et les analystes outre manche. L’accueil des joueurs face à cette nouvelle est relativement glacial – pour ne pas dire hostile – tandis que de nombreux analystes soulignent l’intérêt du consommateur dans cette affaire. Mouaif. En attendant, Take-Two, en quelque sorte le dindon de la farce, contre attaque en signant une exclusivité de 7 ans avec… la MLB. Allons bon, kezako ? La MLB est la principale ligue de baseball aux Etats-Unis. Alors maintenant, le baseball est loin – très loin – d’avoir l’importance du football. De plus, l’exclusivité porte seulement sur les jeux third party. Ca veut dire que Sony, Microsoft ou Nintendo peuvent faire des jeux MLB. Ce que Nintendo a décidé de faire d’ailleurs. Du coup, c’est EA qui se moque littéralement et en public de Take-Two. Autant dire que la tension est à son comble. Qu’a cela ne tienne, Take Two a racheté à Sega les studios Visual Concept, confirmant par la même leur volonté de rester ancré dans le jeu de sport.

 

Les premiers dégâts collatéraux des invendus de noël commencent à apparaître. Ainsi, alors qu’EA est au sommet de sa gloire, l’éditeur a décidé de licencier 60 personnes de son studio à Los Angeles. Juste un nettoyage de printemps ? Beaucoup plus sérieusement, les rumeurs de fermeture de Troika serait lié aux décevant chiffres de vente de Vampires La Masquerade. De même, JoWood ferme plusieurs studios en Allemagne et en Autriche. Un autre coup dur pour la production Européenne.

 

En vrac, EA n’est pas le seul éditeur à consolider, puisque Activision à racheté Vicarious Vision, le talentueux développeur de Spiderman 2. De même, le business du jeu se porte très bien pour lui, puisqu’en moyenne, 1 jeu est vendu toutes les 8 secondes de part le monde. Merci au Guardian de nous rappeler aussi qu’ un enfant meurt de faim toute les 8 secondes. Sinistres chiffres. La première conférence sur la publicité dans les jeux vidéo va se tenir à New York le 14 Avril, confirmant la poussé de cette forme de revenue pour l’industrie. Enfin, la chine a banni encore 50 jeux, dont FIFA 2005, les Sims 2 et battlefield Vietnam. Hummm, trois jeux EA. Ca veut sans doute dire quelque chose ;)

 

L’autre sujet qui domine les débats ces derniers temps, ce sont toutes les plateformes next gen. Ce Noël a probablement vu l’age d’or de la PS2 et de la XBox, tandis que la Gamecube reste à la traîne. Et toute l’attention est désormais tournée vers l’avenir. L’ excitation pour les nouvelles possibilités est tout de même contre balancé par les craintes de fermeture de nombreux studio. Du coup, je suis un peu dans une situation paradoxale, car étant donné ma position, je ne peut pas forcement m’exprimer sur le sujet avec toute la latitude souhaité. Mais résumons au moins les diverses rumeurs plateformes par plateformes.

 

Pas grand-chose à dire sur la XBox 2, étant donné je suppose que tout le monde sait déjà à peu prêt de quoi il va s’agir. Néanmoins, les rumeurs sur le line up d’EA sont déjà très précises, avec au fond très peu de surprises. Le point le plus intéressant serait la disponibilité des jeux aussi bien sur la Xbox 2 que sur la Xbox et la PS2, ce qui confirmerait la volonté de l’éditeur de maintenir un flux de revenu majeur sur les consoles de cette génération. Un autre jeu XBox 2 serait Gears of War, utilisant le dernier moteur – très impressionnant ceci dit - d’Epic.

 

De son coté, le CELL continue de fasciner les commentateurs. Cette technologie à la portée bien plus vaste que juste la PS3 est ainsi le sujet de ce long article technique. De manière curieuse, c’est un site dédie à la Xbox qui prétend que le CELL tourne à 4.6 Ghz. Enfin, Nvidia au CES a un peu décrit le GPU qu’elle fournira à Sony pour la PS3. Qui vivra verra…

 

Nintendo n’est pas en reste, et les rumeurs sur la Révolution sont peut être les plus intéressantes car les plus originales. Tandis que CVG élabore une liste de possibilités pour la Révolution, un schéma de la console aurait été dessiné par quelqu’un présent lors d’une conférence privée dédiée aux shareholders de Nintendo. Passionnant :) Pour finir, la vraie question, sera de savoir si oui ou non les 3 consoles seront présentées à l’E3 cette année ?

 

En attendant les monstres, la PSP et la DS occupe le terrain. Ayant eu la chance de manier aussi bien l’une que l’autre, je sais parfaitement combien ces deux machines sont vraiment sympathiques et désirable. Mais c’est la PSP qui m’attire le plus, non pas en temps que plateforme de jeux, mais pour tout le reste. Sony a souvent dit que la PSP n’était pas un concurrent direct de la DS. Et je pense que c’est vrai. La vraie cible de la PSP, c’est l’iPOD. C’est l’iPod qui a remplacé le walkman aujourd’hui, au point d’être l’objet de toutes les études. C’est l’iPod qui occupe aujourd’hui le terrain convoité par la PSP. Et dans une certaine mesure, ça va être le combat de l’image contre la musique. Quiconque a joué sur une PSP ne peut que rester fasciné par son écran absolument incroyable. C’est ce combat qui va signer l’avenir de Sony, et gageons qu’Apple a déjà relevé le défi.

 

Un sujet qui prendra peut être enfin toute la place qu’il mérite avec l’arrivé des nouvelles consoles, c’est le game design. Déjà, le Guardian se demande si les games designers ne dépérissent pas comme les rock stars à force de faire des jeux basés sur des licences hollywoodiennes. Pourtant le game design aborde pleins de nouveaux sujets, comme l’homosexualité. Les games designers parlent de plus en plus ouvertement, et s’apprêtent peut être à prendre enfin plus de poids face aux services marketing et aux démos technologiques.

 

En parlant de licences hollywoodiennes, Clive Thompson tire à vue sur l’attraction trop grande des films sur les derniers jeux. Dans une certaine mesure, je serai certainement d’accord avec son point de vue si j’avais une approche puriste du jeu, seulement il n’y a pas 36000 façons de gérer une histoire et des personnages. Ce n’est pas un hasard si les deux medias convergent, et il y a du bon à piquer au cinéma, la musique par exemple.

 

Niveau technique, Gamasutra a publié un extrait de « AI for Computer Games », ce qui est toujours un problème fondamental du jeu. Je me demande souvent dans quelle mesure la vaste majorité des approches actuelles sont trop naïves pour réellement fonctionner. NVidia a également mis en ligne son dernier SDK, pour codeur graphique uniquement ;)

 

Tandis que le concours de programmation Project Hoshimi est sur le point d’aboutir, les vainqueurs du festival de jeu indépendant ont été annoncés. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’essayer ces titres, mais il y en sûrement certains intéressants.

 

A la croisée de l’alternatif et de l’art, Counter Strike continue d’être une cible privilégiée pour les taggeurs post-situ, tandis que le travail d’ Edostern fourni des perspectives originales aux frontières des arts politiquement engagé. J’avais déjà parlé de leur simulation de l’assaut du FBI sur Waco. Pour personnes ouvertes d’esprits…

 

 

 

 

Les MMORPG connaissent une sorte d’age d’or avec des titres comme World Of Warcraft. Sujet de nombreux machinimas, leurs économies ne cessent de passionner les analystes. De même, la portée sexuelle et morale dans ces jeux sociaux fascine les joueurs. Sociolotron est d’ailleurs un projet de MMORPG sans tabous, ou pourront s’exprimer toutes les perversités humaines. Second Life offre déjà par ailleurs pas mal de latitude à ce sujet. Le sexe et la romance seront les projets espaces qu’investiront les jeux…

 

Les jeux éducatifs font l’objet d’une série d’articles aussi bien sur leur intégration dans les salles de cours que sur leurs qualités intrinsèques. Il est vrai que beaucoup de ces jeux pêchent par un manque patent de recherche visuel et gameplay. Si les jeux aident à former de bons leaders, la magie ne peut opérer que si les jeux sont bons, éducatif ou pas.

 

En vrac, les jeux en réalités augmentées commencent à faire parler d’eux, et je crois énormément en leur potentiel, particulièrement avec les possibilité Wifi de la DS ou de la PSP. GameGirlAdvance revient sur la possibilité de créer des jeux mettant en avant la pacification de conflits comme celui entre Israël et la Palestine. Enfin, la conférence DIGRA se propose d’étudier les myriades de conséquences culturelles que le développement des jeux va produire.

 

En parlant jeux et culture, voici un site qui vous propose de jouer à presque tout les jeux 8bits (Nes, Sega Master System) en ligne, en java et gratuitement :) J’ai bien aime aussi cette chanson Katamari Damacy, faite par un fan. Et si vous voulez vraiment jouer à des jeux différents, pourquoi ne pas essayer Mono ou Darwinia ?

 

Hors sujet. Wired revient sur le projet d’ information liquide, sorte d’hyper lien poussé à l’extrême. La métaphore est malheureuse, si tant est que la dernière chose que je souhaite en tant que consommateur d’informations, c’est qu’elle coule entre mes mains sans que je ne puisse rien en retenir. Une autre marque de la créativité à l’américaine est Kryptos, une sculture commandée par la CIA et contenant 4 messages cryptés défiant leurs propres experts. J’ai trouvé l’idée plutôt intéressante. Moins sérieusement, souvenez vous de vos années d’étudiants. Si vous aviez pu dresser la carte de qui a entretenu une relation sentimentale avec qui dans votre campus, a quoi cette carte aurait pu ressembler ? Peut être à celle-ci. Le fait le plus intéressant, c’est cette concentration locale d’un grand nombres de personnes…

 

Pour finir cette longue news, J’ai été marqué récemment par une pub particulière. A l’antipode des pubs pour les jeux dans les années 80, cette nouvelle publicité pour la Golf GTI a exploité intelligemment l’image de Gene Kelly dans la fameuse scène « Singing in the rain ». Fantastique… :)

 

 

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20/01/2005

Cambridge - 2005/01/20 @ 13h30

Wired est traditionnellement un magazine essentiellement américain. Avec une tendance au futurisme pur et dur et une croyance naïve dans les mécanismes libéraux, Wired est pourtant une bonne ressource sur ce qui se fait dans le monde des nouvelles technologies et leurs utilisations par le public (américain, encore une fois). Cet héritage est la cause de ma surprise quand je suis tombé sur cet article à propos des effets des nouvelles technologies de communications sur les pèlerins de la Mecque. Même si l’article est intéressant, et à ce titre trop court, le contexte était trop surprenant pour ne pas s’y arrêter deux minutes. L’intérêt pour le sujet s’explique pourtant rapidement : la relation entre ces technologies et le monde musulman obsède les Etats-Unis. Pour comprendre pourquoi, il convient de réaliser combien ces technologies (du téléphone portable à Internet) sont chargées de symbolique Américaine, au point de presque se confondre avec le pays d’origine de ces outils. Il n’est pas difficile de réaliser que le corpus visuel tout comme les champs lexicaux de ces technologies sont presque exclusivement basé sur la culture américaine. Le mythe américain, c’est le progrès technique et scientifique, avec la profonde conviction que tout progrès est bon. A ce titre, l’utilisation que font certaines organisations terroristes et/ou la moindre acceptation de ces technologies dans le monde musulman semble incompréhensible. Ou effrayant, dans la mesure où ces rejets minent la conviction principale de la culture occidentale, celle qu’à terme il s’agit de la meilleure organisation sociale au monde. D’où l’intérêt croissant des américains au sujet du développement d’Internet ou de la téléphonie mobile dans le monde, par conviction que l’adoption de ces outils signifie l’adoption à plus ou moins long terme aux valeurs occidentales. Est-ce un pari tenable ? Est-ce que la téléphonie ou Internet sont des chevaux de Troie plus efficace que toutes les armées d’occupations ?

 

Décidemment, EA a décidé que 2005 seraient son année, envers et contre tout. La perspective d’un contrôle global se profile pourtant à l’horizon. Non content de minimiser leur entrée dans l’actionnariat d’Ubisoft façon « Mais non. Nous ce qui nous intéresse, c’est l’humain. Ayez confiance… », le mogul du jeu a profité de la confusion pour planter le couteau dans le dos de Take-Two. Reprenons l’histoire depuis le début. EA contrôle le marché du jeu de foot américain depuis des années. Mais cette saison, Take Two a lancé une offensive commerciale sur ce segment à l’aide de jeux labellisées ESPN et vendus à prix cassé (30 Euros environ). EA, voyant sont monopole menacé, a commencé par acheter les droits de la NHL pour 5 ans. Qu’a cela ne tienne, Take-Two essaie de signer avec une autre organisation, l’AFL. Mais EA souffle aussi ce contrat. Take-Two avait encore à ce point le support d’ESPN, la fameuse chaîne sportive US. Seulement hier, EA a annoncé l’exclusivité des droits d’ESPN pour… 15 ans !!! 15 ANS !!! De mémoire de joueur, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais vu offensive aussi agressive dans l’industrie. Take Two est à présent dans une situation intenable, ayant perdu la marque principale de ses jeux de sports après avoir bataillé pour à peine commencer à rogner les parts de marchées d’EA.

 

Tout pourrait s’arrêter là si EA n’étais pas aussi en train d’investir les autres industries du divertissement. Apres l’annonce de la création de son label musicale, la télévision est la prochaine cible de l’éditeur. Et quoi de mieux que les Sims pour préparer une émission de télé réalité ? Simple, au lieu de contrôler la vie des fameux avatars électroniques, pourquoi ne pas contrôler la vie de vraies personnes ? Et Keith Stuart du Guardian de prédire l’apparition d’EA TV. Avec au programme l’équivalent des feux de l’amour (Coronation Street) façon Sims et l’inévitable match FIFA du jour. A l’heure où Gerhard Florin déclare à la BBC que l’objectif d’EA est de concurrencer Disney, on est peut être pas loin de la vérité. Ceci dit, Pixar va encore rire à pleine dent. Quand on déclare que les productions next gen vont être à même de concurrencer les Nemo, Incredibles et autres Toy Story point de vu rendus, c’est faire preuve encore une fois d’un aplomb – ou d’une ignorance – patenté.

 

J’avais promis de revenir un jour sur Argonaut et ce qui s’est passé après la disparition du groupe. L’heure n’est sans doute pas encore venue. Mais il est néanmoins intéressant de noter l’apparition de RockSteady Games, studio fondé par SCI pour finir Roll Call, le dernier jeu sur lequel j’ai travaillé pendant un an. Même si l’équipe de RSG est bel et bien composée d’ex d’Argonaut, seul 4 de ses membres ont vraiment travaillé sur Roll Call. Le lead programmer, l’architecte, le programmeur graphique, le programmeur physique (moi), les programmeurs IA et tools, aucune de ces personnes ne fait parti de RSG. Est-ce que SCI était au courant au moment de signer le contrat? Nul ne le saura jamais ;) Mais je leur souhaite tout le bohneur du monde. On va avoir besoin de nouveaux studios pour balancer les disparitions de nombreux groupes.

 

Le MIT organise une compétition de programmation de jeux vidéo, à destination uniquement de ses étudiants, mais dont les résultats et les modalités sont accessibles au public. Et devinez qui fait partie des sponsors ? Et oui, EA (Non, je ne fait pas une fixation !). Ailleurs, Cultural Gutter a publié une réflexion intéressante sur Half Life et la verisimilitude (Je sais, j'en avais déja parlé avant, c'est juste une piqure de rappel). De même, GameDevBlog a publié coup sur coup une critique du livre « Theory Of fun », et une réflexion sur les points de sauvegarde et le sens qu’ils ont encore aujourd’hui…

 

Pour finir, je n’ai pas pu résister à l’irrésistible pose sexy de… Bill Gates ! Et oui, pour devenir maître du monde, il faut savoir faire des sacrifices ;) Ah, et puis aussi ce fabuleux tatouage Zelda qui a du prendre pas mal de temps et de talent pour le réaliser. Je veux le même (Ah? Non, je peux pas? Mince... )Bon, trêve de blague, je retourne travailler :)

 

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16/01/2005

London - 2005/01/16 @ 17h00

Ce qui passionne l’Angleterre en ce moment, ce n’est pas les suites du Tsunami ou de la guerre en Irak. Même Desperate Housewives ne fait pas autant parler. Non, ce qui passionne l’Angleterre, c’est le fait que le prince Harry est allé à une soirée en tenue de soldats allemand nazi. Forcement, ça n’était pas la choser la plus intelligente qu’il pouvait faire. C’est déjà dur d’être adolescent, mais être un prince ne simplifie rien. Plus intéressant fut cette question pose a de nombreux chercheurs de part le monde : « En quoi croyez-vous que vous ne pouvez pas prouver ? ». Les réponses sont fascinantes et d’un enrichissement incroyable ! La réponse de Tor Nørretranders par exemple, qui pense qu’avoir la foi donne un avantage cognitif crucial, quelque soit l’objet de votre foi d’ailleurs. Ou celle de Donald Hoffman, qui pense que le monde physique n’est qu’une interface, une représentation d’un univers dans lequel seule la conscience aurait une existence concrète. Ou encore Alison Gopnik qui pense que les bébés sont en fait bien plus conscients de leur environnement que nous ne le sommes nous même tout simplement parce que le fonctionnement de notre conscience nous isole fondamentalement du monde perceptif et sensible. Je pourrai continuer comme ça pendant des heures, tant ces commentaires sont passionnants !

 

Les effets de Noël étant passé, l’état de grâce commence à se dissoudre. Si EA rachetant Ubisoft est en soi suffisamment important pour mériter l’attention de la plupart des medias traditionnels comme le New York Times, ce n’est pourtant rien comparé à la potentielle entrée de NewsCorp dans l’industrie. L’annonce de cette possibilité a littéralement enflammé les commentateurs. Il faut dire que NewsCorp, c’est Ruppert Murdoch, l’homme derrière la dernière élection de Tony Blair et le support inconditionnel au gouvernement ultra conservateur américain, les réseaux Fox, CNN et Sky. C’est des dizaines de journaux partout dans le monde, comme le Sun par exemple. C’est un personnage qui pense être l’un des maîtres du monde et qui a le mauvais goût de le clamer haut et fort. Bref, NewsCorp, ce serait l’équivalent de l’entrée du loup dans la bergerie. EA à coté, c’est un exemple de vertu.

 

Pourtant, cette arrivée ne serait pas forcement dramatique. L’industrie est désespérément en mal d’extension, avec des sociétés comme Eidos ouvertement à vendre. Et l’exemple de Vivendi, qui malgré le fait de faire partie des géants médiatique aux cotés d ’AOL Times Warner ou de NewsCorp est obligé d’annoncer 90 licenciements dans sa division jeu en France, permet de relativiser l’impact de Murdoch sur l’industrie. Néanmoins, il convient d’être prudent. La politique agressive d’EA, comme l’achat de l’exclusivité AFL juste après celle avec la NFL, peut mettre des sociétés comme Take Two au dos du mur, et ne fait que faciliter l’entrée de nouveaux investisseurs, potentiellement encore plus agressif qu’EA…

 

Toutefois, tout ces rachats et autres OPA ne parviennent pas à distraire l’industrie qui continue de se polariser sur la question des nouvelles plateformes. Il faut dire que la transition vers la PS2 à finalement tuée tellement de studio que l’angoisse est justifié. Beaucoup de sociétés qui dominait le marche sur PSX ou N64 (de Eidos à Argonaut, de Rare à Naughty Dog ) n’ont pas su profiter financièrement ou technologiquement du marché de la PS2 et de la XBox. Alors toutes les informations sont cruciales. Financièrement, il y a un consensus pour penser que le prix des jeux à la vente va augmenter pour amortir les investissements. Techniquement, le CELL et la PS3 vont officiellement être détaillé à la GDC.

 

Mais le plus important, et probablement l’un des points sur lesquelles tout les regards se tourne aujourd’hui, c’est l’évolution des games designs. La liberté technique permet de lever énormément de limitations sur le design, et bien exploiter ces nouveaux potentiels va être crucial pour se démarquer d’un marché qui s’annonce d’avance encore plus difficile que sur les plateformes courantes. Par exemple, pourquoi ne pas tacher de se débarrasser des stéréotypes féminins ?

 

Le Media Lab Europe, fameux spin off du MIT à Dublin, a fermé ses portes fautes de financement. Je trouve triste que cette initiative ait échoué, soulignant par la même la très grande différence entre le fonctionnement de la recherche Européenne et Américaine. Pourtant, il y a des choses qui changent. Copenhague a le vent en poupe, puisque de nombreux poste en doctorat sont à pourvoir en… jeux vidéo ainsi qu’en jeux éducatifs !

 

Le dernier White Paper de l’IGDA sur les mondes persistants vient d’être publié. Ce document est une vraie mine d’or sur ce marché en pleine maturation et qui a vraiment peu à voir avec le business des jeux traditionnels. Il n’y a qu’à lire les prédictions de TerraNova pour s’en convaincre. Quoi, un litige pour des propriétés virtuelles va aboutir en court de justice ? Une compagnie qui n’a rien à voir avec le jeu va utiliser un MMOG pour vendre ses produits ? Une émission de télé réalité basée sur un de ces jeux ? Clairement, on est loin des considérations du marché console !

 

Une autre tendance, c’est les développeurs qui vont continuer à prendre de plus en plus la parole. Havok étant aujourd’hui un outil reconnu, il n’est pas surprenant de tomber sur une interview de Steve Collins, directeur du développement a Havok. De même, Carmack a laissé tomber les fichiers .plan pour passer à l’écriture d’un blog. J’ai hâte de lire ses prochains commentaires sur les dernières cartes graphiques ou sa fusée ;)

 

Au moins, Carmack communique mieux que l’Armée Américaine. Ces derniers commencent à être lassés des tricheurs et autres mauvais joueurs à America’s Army, colère bien légitime ceci dit. Mais de la à menacer de lancer le FBI à leur trousse sous prétexte que les serveurs du jeu appartiennent à l’armée démontre les limites de leur démarche. America’s Army n’est pas un jeu. Malgré toute les apparences, le moteur d’Unreal, la gratuité du produit, America’s Army n’a rien d’un jeu, il s’agit d’un outils de recrutement. Dans quelle mesure l’armée trompe les joueurs reste à démontrer. Et à l’heure où l’armée déguise ses productions en jeux, qu’en est il de ces jeux qui tachent de prendre corps dans le monde réel ? Ces jeux immersifs aux frontières flous sont le sujet de ce livre dont voici quelques chapitres. Et dans quel mesure le jeu devient un media quand autant de productions aux objectifs et calendriers si différents – quel rapport entre America’s Army et un Farklempt! ? - s’expriment à l’aide de cet outil ?

 

Ces frontières qui se brouillent vont finir par poser de sérieux problèmes éthiques, surtout quand on a déjà des gens qui confondent Katamari Damacy avec le monde réel ! Dieu merci, tous les conducteurs ne sont pas des joueurs, mais on ne m’avait encore jamais faite celle là ! Plus sérieusement, dans un monde où l’héroïsme a disparu, où la majorité des gens rêvent surtout de rentrer chez eux à temps pour dîner, les différentes industries du divertissement supportent de plus en plus le poids de cet espace inique, et l’impact d’un film, ou d’un jeu, a le pouvoir de transformer la culture. Et la culture, c’est le miroir par lequel nous voyons et comprenons le monde…

 

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09/01/2005

London - 2005/01/09 @ 18h00

Retour en UK pour une semaine active et bien remplie. Se remettre au travail fait un bien fou ;) Evidemment, étant donné que je fais l’aller retour Londres Cambridge chaque jour, j’ai un peu (beaucoup) moins de temps libres. J’espère juste que ça va s’équilibrer un peu mieux cette semaine, mais pour l’instant, c’est ce site qui en pâtie un peu. Ce n’est que temporaire…. Mes problèmes ne sont bien sur rien comparé à ceux que doivent affronter les survivants du tsunami. Quand je lis le chiffre de 150 000 morts, je ne peux pas m’empêcher de le multiplier par deux pour inclure ceux qui vont mourir de maladie, de famine, ou de désespoir. En Angleterre comme en France, la mobilisation a été sans commune mesure, des millions d’Euro et de Livres Sterling ont été levé, parfois de façon très originale, comme cette compétition Halo2 au cinéma VUE à Leicester Square hier après midi. Toutes ses contributions sont sans doute insuffisantes, mais on ne pourrait faire moins. Pourtant, sans nier l’échelle de cette catastrophe, il est parfois difficile de comprendre cette brusque mobilisation alors que partout dans le monde, des milliers de personnes meurent par jour de guerres, famines, maladies… Qu’est ce que le business de la compassion finalement ?... Mais ce n’est pas encore l’heure des comptes. Donnez si vous le pouvez….

 

Bon, évidemment, le focus industrielle du moment, c’est (encore) EA. Le rachat de 20% d’Ubisoft continue de défrayer la chronique. Yves Guillemot considère bien sur l’opération comme étant hostile, et mobilise ses forces pour résister. Pour comprendre le problème, il faut savoir que près de 45% des actions d’Ubisoft sont diluées auprès de petits porteurs potentiellement susceptibles d’est tentés par une offre alléchante par EA. En achetant d’office 20% à John de Mol (le créateur de Big Brother), EA se met en mesure d’opérer une OPA active quasi immédiate. Mais cette semaine a vu une nouvelle échelle de frénésie autour de cette opération. Le gouvernement français a officiellement pris position contre ce rachat. Infogramme est même rentré dans la danse, ce qui tient du surréalisme étant donne qu’Atari n’est pas dans une position d’aider qui que ce soit ! Même Vivendi, soit disant adoubé par Rafarrin, aurait proposé une fusion avec Ubisoft. Cette rumeur, fermement nié par Vivendi, signerait la fin de la division Vivendi Games, étant donné les mauvaises performances de cette dernière. Pour résumer, ce feuilleton économico médiatique tient plus de Dallas que d’autre chose.

 

Mais il faut voir la chose sous un autre jour. Dans cette affaire, Ubi a tout à gagner. La société a en effet été adoubé comme étant l’un des fleurons de l’économie française, au coté de Vivendi, Alsthom, Dassault et autre AirBus. L’action a vu son cours s’envoler, et en tentant de racheter l’éditeur, EA a officiellement désigné Ubisoft comme étant leur concurrent le plus sérieux. Plutôt flatteur donc…

 

 

Alors, quel avenir pour EA ? Le géant posséderait jusqu'à 2.5 billions de dollars en fond directement utilisable pour les rachats et les acquisitions. D’autres compagnies vont forcement suivre. Par ailleurs, EA nie avoir chercher à acheter les droits de la NBA. Quoi qu’il en soit, je pense que 2005 sera indéniablement l’année EA. Avec ou sans Ubi… Un autre point clef est l’intrusion gouvernementale dans cette industrie. Pour incongru qu’elle puisse paraître, elle ne fait que reconnaître l’importance économique de cette industrie pour la nation, en faisant écho aux mesures déjà en œuvre en Angleterre ou plus récemment, en Louisiane par exemple.

 

Complètement à l’opposé du spectre, pendant que Ubi est sous le feu des projecteurs, un autre éditeur français vient de disparaître silencieusement, et sans faire de vagues. Il y a maintenant plus de 10 ans, Titus était aux cotes d’Infogrammes et d’Ubisoft en terme de productions et de reconnaissances. Il quitte la scène aujourd’hui presque sans mériter plus qu’un entrefilet. Triste…

 

De son coté, le combat Sony/Microsoft occupe l’autre pan de la scène médiatique. Tandis que Cameron Ferroni prétend que la XBOX a dominé le marche US à Noël, la XBOX2 continue à alimenter les spéculations. Pour autant, Microsoft ne s’est pas lancé dans de grandes explications au dernier CES, si ce n’est Bill Gates qui y voit la plate forme media de demain. Ca devient presque lassant…

 

D’ici a la sortie des nouvelles plateformes, le secteur qui explose, c’est le jeu mobile. Servant d’ introduction au jeu à de nouvelles couches de la population, les jeux mobiles fournissent aussi une véritable base d’expérimentation sociale pour de nouveaux gameplay. De même, que l’on considère les MMOG du point de vue de la création d’une nation, ou que l’on crée des jeux où l’amour est la clef principale, il y a une réelle explosion créative des games designs, et je crois que de nouveaux jeux vont finir par émerger.

 

Et en la matière, les jeux alternatifs et indépendants vont montrer la voix. La BBC rend ainsi hommage aux jeux politiques, tandis que les jeux urbains comme ConQWest connaissent un succès certains aux Etats Unis. Même les machinimas font leurs apparitions au fameux festival de Sundance, dédié au cinéma indépendant.

 

Je ne suis pas le seul à faire des prédictions. Le Guardian en a fait 9 pour cette année. Il y en a des faciles – EA continuant son shopping – et d’autres un peu moins. Celles qui ont retenu mon attention sont la croissance du marche des jeux indépendants, l’évolution des jeux en outils sociaux voir sexuelles, ou encore l’évolution des jeux en shopping center. Ce dernier point me semble particulièrement approprié pour illustrer IGE. IGE est une sorte de plateforme d’échanges, de ventes et de cotations de propriétés virtuelles dans la majorité des jeux en ligne. Conçu comme une plateforme boursière, les outils économiques externes des MMORPG sont en train de fonder un nouveau pan commercial. Toujours ces frontières qui continuent de se brouiller entre le jeu, et la réalité. Une autre prédiction que j’aimerai ajouter, la fin des heures supplémentaires non payées ? ;)

 

Les serious games aussi ont le vent en poupe, en particulier les applications éducatives et formatrices. Des chirurgiens aux traders, pour apprendre à lire en classe ou une langue étrangère avec les Sims, ce marché est en train de connaître un véritable explosion. Les jeux sont reconnues comme étant un magnifique outils pédagogique, ce qui en dit long sur notre esprit et la façon dont nous appréhendons de nouveaux problèmes. Vous pouvez même apprendre à contrôler votre stress à l’aide de jeux biométriques comme Wild Divine. Je ne sais pas si ça marche, mais on fait difficilement plus original comme cadeau de Noël…

 

En la matière évidemment, l’armée mène la danse depuis plusieurs décennies. Le jeu est un outil de tous les jours pour les soldats américains, aussi bien pour se détendre que pour se former. La guerre en Irak justifie certainement l’intérêt des medias américains pour ces faits qui ne sont pourtant pas nouveaux.

 

Pour finir, cet article publié à la GDC Australienne sur la physique dans les jeux en ligne a retenu mon attention, ainsi que cette interview de Tom Miller au sujet du Managed DirectX. Mais la bourde du jour, c’est le Sun qui l’a faite. En accusant Disney d’avoir mis le mot Fuck dans le jeu Monster Inc sur GBA, le journaliste aurait sans doute mieux fait de vérifier que la cartouche était originale. Evidemment, il s’agissait d’une cartouche flashée avec une copie pirate, qui commençait par l’introduction du groupe de pirate. Encore une fois, les tabloïds anglais aiment bien taper sur les jeux, encore une fois sans raison…

 

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28/12/2004

London - 2004/12/28 @ 14h00

Après avoir survécu aux fêtes de Noël, aux rushs pour les derniers jouets et autres cadeaux, ainsi qu’aux TGV bondés, une semaine s’intercale avant le réveillon du jour de l’an. A peine le temps de s’en remettre donc. Histoire d’en profiter, on s’est fait une soirée Pixar, « Monsters Inc » suivi des « Incredibles ». Ce dernier appelle certains commentaires. L’évolution technique est impressionnante, le contrôle du scénario et des personnages est presque inégalé pour ce type de production. A condition de faire l’impasse sur la mise en avant de valeurs toutes américaines. Par exemple, la femme qui reste a la maison pour s’occuper de ses 3 enfants… Franchement… En 2004… Ou encore la posture du super héros, transfiguration principale d’un super ego très US, façon « Je suis plus fort que toi mais c’est pour ton bien ». Bref. Pixar a donc quitté le monde des films d’enfants pour celui plus profond mais plus critiquable des mondes adultes. Avec tout les pièges que cette démarche comprend. Signant tout de même au passage le meilleur James bond ou Superman depuis des années, techniquement supérieur à Monsters ou Toy Story (le rendu de l’eau et des cheveux est époustouflant), « The Incredibles » rentre dans une tradition plus hollywoodienne, là ou Pixar avait auparavant révolutionné le traitement des films d’animations. Une production qui serait irréprochable si Pixar ne nous avait pas habitué à mieux…

 

En cette fin d’année, EA monopolise l’attention de l’industrie. La dernière offensive du géant est l’offre de rachat de 20% d’Ubisoft. Ca peu paraître anodin pour un éditeur qui a racheté des studios à tour de bras cette année, mais Ubi n’est pas un studio, c’est un éditeur, un concurrent direct d’EA. Quand EA peine à racheter DICE, il ne s’agit que d’une entreprise cherchant à contrôler un fournisseur. L’OPA sur Ubi, c’est la mise à l’écart d’un concurrent. Pourquoi Ubi ? Que signifie cette tentative ? Voici une analyse absolument passionnante de la situation industrielle actuelle.

 

L’actualité d’EA, c’est aussi l’ offre d’exclusivité que la NBA à rejeter (pour l’instant). Apres la NHL, la FIFA, et le golf, il est clair qu’EA cherche à obtenir l’exclusivité de l’exploitation des activités sportives. Reebok ne s’y trompe d’ailleurs pas, puisque ils ont signés un contrat publicitaire à priori juteux. Le jeu devient donc de plus en plus un support de choix pour le marketing de produits placés.

 

Pour autant, le jeu n’est pas encore Hollywood. Ce mythe a décidément la peau dure, d’autant plus que la presse mainstream en semble être convaincu (demandez vous à qui profite le crime). Grumpy gamer revient sur cette légende urbaine. Il est d’ailleurs inutile d’aller très loin pour trouver les limites de cette théorie. La location de vidéo ou de DVD n’a jamais été un problème pour l’industrie du cinéma, ce qui n’est peut être pas le cas du jeu. Si ce danger potentiel s’avérait justifié, il me semble que cela démontrera définitivement que le marché du jeu et du cinéma ne fonctionnent pas selon les mêmes mécaniques économiques. Malgré le fait que le contenu des jeux et des films se rapproche.

 

Point de vue contenue, CNN définie l’année 2004 comme étant celle du sexe pour le jeu vidéo. Il est vrai qu’une série impressionnante de jeux ont enfin décidé de traiter le sujet sérieusement, des Sims à Fable en passant par l’inénarrable Leisure Suit Larry. Mais ce n’est pas sans risques. The Guy Game est un jeu potache tendance soirée bière arrosé entre pote du club de foot. La mécanique du jeu est de répondre à une sorte de quiz crétin pour obtenir l’affichage de séquences vidéo où de jeunes américaines un peu saoule montrent leurs seins. Jusqu’ici, rien de bien exceptionnel. Le problème, c’est que ces séquences ont été filmées avec de vraies étudiantes lors des fameuses soirées de beuveries et de débauches qui suivent l’obtention de leurs diplômes (l’équivalent du bac). Le hic, c’est que quand on a moins de 18 ans et qu’on se retrouve les seins à l’air dans un jeu vidéo, ça fait tache pour intégrer Yale, Harvard ou le MIT. Et justement, une de ces jeunes filles, une fois dessoulé, a décidé d’attaquer le jeu pour préjudice moral… Consternant ?

 

Par ailleurs, un résumé de la GDC australienne a été mis en ligne sur Gamasutra. NVIDIA confirme la date de production pour le GPU de la PS3, et Softimage a mis en ligne gratuitement ses outils de modélisation dédiés aux modifications de jeu, et en particulier pour Half Life 2.

 

2004 a aussi été l’année des MMORPG. L’offre n’a jamais été aussi vaste, et ces jeux continuent de réfléchir les problèmes de la société occidentale. Je trouve passionnant le fait que ces univers nécessitent également une sorte de police pour contrôler la criminalité virtuelle, ou qu’après avoir adopté le mariage, le divorce soit enfin devenu possible également. Et ce n’est bien sur pas gratuit. Mais le jeu le plus intrigant fut Second Life. Ce jeu semble offrir une réelle alternative créatrice, puisque les joueurs ont pu créer des jeux dans le jeu! Un vrai cauchemar de designer ;)

 

Le gameplay, c’est le dada de gamasutra. Plusieurs articles intéressants ont été publiés récemment, comme cette approche entre le jeu et la théorie de la relativité, l’interview de l’auteur de « Game Design Theory », ou cette remise en question de la nécessité de produire plusieurs fins pour un jeu. Pour sa part, GameDevBlog revient sur la notion d’émotion, le graal du game designer.

 

Pour ce qui est de l’industrie underground, on lira le post mortem de Gish, un jeu produit de façon entièrement indépendante. Les applications sérieuses sont également mis à l’honneur, avec l’obtention de fond massifs pour développer des jeux médicaux, pour aider à prévenir ou au cours des soins.

 

Pour finir, la BBC s’attarde sur la dure vie des petites amies des joueurs, entre les consoles et les jeux :) Dieu merci, je ne suis pas si accroc que ça ! Les fans de complots s’attarderont sur la ressemblance troublante entre Mario et Staline, ainsi que sur d’autres faits étranges du petit père des jeux… Alors, Mario, espion communiste ? ;)

 

Ces derniers temps :

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19/12/2004

London - 2004/12/19 @ 17h00

Ohlala, je n’ai pas eu une seule seconde pour moi ces 10 derniers jours. Tout ça pour finir avec une crève carabinée qui m’a littéralement empêché d’aligner deux pensées cohérentes (comme si c’était le moment). Mais je vais mieux heureusement :) A cette bonne nouvelle, vous pouvez ajouter le fait que je ne suis plus à la recherche d’un emploi ! Et dieu que le choix a été dur, si tant est que j’ai vu énormément de projets intéressants ces 5 dernières semaines! Dommage que je puisse rien en dire, j’ai signé plus de NDA en un mois qu’au cours des 27 dernières années.

 

… Allez, j’arrête le suspens ;) Je vais rejoindre Ninja Theory à Cambridge, pour travailler sur Heavenly Sword. Oui, c’est un jeu next-gen. Bye bye la PS2 et la XBOX :) Oui, je vais faire de la physique. Oui, c’est un projet innovant qui ne va pas passer inaperçu ! Et non, je ne peux pas en dire plus :) Je vous invite à lire le compte rendu de la production dans les 2 derniers Edge, pour ceux qui veulent en savoir plus ! PS: Les images ci-dessous ne sont pas precalculées...

 

 

 

2004 touche à sa fin, et à cette période de l’année, il est en général fréquent et commun de faire le point. Et pour l’industrie, l’année a été pleine de rebondissement. Curmudgeongamer revient sur les principales gaffes, de DRIV3R à EA en passant par ACCLAIM. A cette liste, j’aurai bien ajouter la PSP ninja, qui a le bout goût d’éjecter les disques UMD en cours de jeu ! L’autre exercice de bon aloi, c’est de lister ce que l’année 2005 nous réserve d’intéressant. Pour moi, un seul titre. Katamari Damacy 2 ! Et enfin, parmi les bons jeux qui ne verront pas le jour, Lionhead a abandonné Unity :( Apres l’abandon de BC, j’ai l’impression que la société de Molyneux rationalise à tour de bras ces derniers temps. Peut être un peu trop d’ailleurs…

 

Sur le front EA, l’éditeur a fait un gros coup en rachetant l’exclusivité de la NHL pour les 5 prochaines années à venir. Maintenant, NHL, pour vous ou pour moi, ça ne veut pas dire grand-chose. La NHL, c’est la ligue principale de football américain. Et pour des millions de jeunes américains, c’est le sport culte. Si la main mise d’EA sur ce sport envoie la concurrence dans les cordes, elle a le don d’agacer beaucoup de fans !

 

Autre source d’agacement pour l’éditeur. L’un des groupes d’actionnaires de Digital Illusions rejette l’offre de rachat d’EA ! L’offre n’étant valide que jusqu'à la fin du mois, les discutions doivent aller bon train ! Pour finir, j’aime beaucoup cette gamme de vêtements pour les employées fatigués de trop travailler ;)

 

Les jeux en ligne forment un espace très intéressant pour tout les chercheurs économiques. De nouvelles idées émergent, et donnent un terrain de jeu inespéré pour l’innovation. Anarchy Online est à présent gratuit, le temps de tester un nouveau business model pour les MMORPG. Un autre modèle consiste à vendre une propriété virtuelle. A combien achèteriez vous une île qui n’existe sur aucune carte ? Prés de 20.000 euros ! Tel a été le prix payé par un joueur pour une île sur le projet Entropia. Enfin, OverAnalyzed revient sur le sujet des économies dans ces mondes. Ca n’est pas si sorcier, si ?

 

A la croisé de l’industrie du jeu et de l’information, les choses commencent à bouger. Oddworld est l’une des séries de jeu les plus créatives jamais conçu. Doté d’une cohérence et d’une profondeur peu commune pour des jeux mainstream, les créateurs du jeu s’apprêtent à pousser la grille de lecture un peu plus loin, puisqu’ils entendent s’attaquer aux travers de la politique US. Connaissant un peu cette équipe, je pense que l’administration Bush va se faire dépeindre sous un jour peu flatteur. A l’opposé du spectre, America’s Army continue son petit bonhomme de chemin, tandis que cet article nous rappelle tout de même le but final de ce jeu conçu par l’armée américaine.

 

A l’heure ou les jeux deviennent des outils pour calmer les enfants avant les opérations chirurgicales, le champ légal continue de s’étoffer. La problématique de l’émulation par exemple commence à devenir de plus en plus ardu legalement. L’émulation n’est pas qu’une autre façon de pirater des jeux, c’est aussi un fantastique outil pour conserver vivante la mémoire de l’industrie, ainsi qu’un problème d’ingénierie très complet.

 

Ce n’est pas un secret. L’industrie a pris la très mauvaise habitude de regarder le monde de la recherche de très très haut. Parfois justifié, certaines des critiques que l’industrie porte aux chercheurs tiennent tout de même souvent de la légende urbaine, ou de la simple ignorance crasse. Certains travaux méritent qu’on s’y attarde, comme le panel d’étude sur le gameplay expérimental à la GDC, ou encore ce travail passionnant sur les interfaces ludiques. D’autres travaux sont moins accessibles, comme ce projet de jeu collaboratif à l’aide d’une CAVE (video), mais ils explorent de nouvelles façon de jouer et d’apprendre.

 

Pour finir, le livre du jour, c’est ShaderX3, qui continue d’approfondir le champ technique sur les shaders graphiques. Ailleurs, le New York Times a écrit une chronique sur le fameux comics Penny Arcade. Penny Arcade, c’est une BD humoristique qui croque les travers des joueurs et des jeux vidéos depuis plusieurs années. A lire absolument !

 

 

Voila, pour ma part, c’est vacances à présent :) Il y aura sans doute encore une mise à jour en Decembre, mais ça va ralentir un peu tout de même. Quoi qu’il en soit, je vous souhaite à tous un bon Noël et un fantastique réveillon !

 

Ailleurs sur le web:

 

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08/12/2004

London - 2004/12/08 @ 17h00

« Tu peux pas faire de la sculpture avec un marteau piqueur ! Rien ne remplace la précision du marteau et du burin ! ». Cette remarque, c’est David, senior artiste à la déjà longue carrière, qui me l’a faite vendredi dernier. Installé au fin fond d’un pub trendy de Camden, avec quelques ex-collègues, j’essayai de spéculer sur la possibilité d’un croissement entre la liberté ludique d’un GTA et la richesse visuelle et immersive d’un Half Life 2. Etant pragmatique par nature, on est vite retombé sur des problèmes pratiques. Comment produire la masse improbable de données (aussi bien graphique que logique) dans des délais et avec une équipe raisonnable ? Clairement, tout dépend dés lors des outils à notre disposition. Mais si il est à peu prêt certains que de nouveaux outils, éditeurs et exporteurs peuvent permettre de booster la productivité, la qualité requière toujours une finesse d’exécution que seul le temps et l’attention portée aux détails peut fournir, et ce quelque soit les outils à votre disposition. Une machine peut simuler visuellement une foule, la mettre en mouvement à l’aide d’algorithmes avancés (IA, flocking), et même l’animer dans une certaine limite. Mais c’est la patte de l’animateur, être humain manipulant ces paramètres, qui peut insuffler le souffle de la vie à une scène. Et c’est sans doute le plus gros challenge de la prochaine génération de jeu.

 

Mais il s’agit aussi certainement d’une problématique en porte à faux. Car si en effet il est peu probable que Rodin aurait sculpté « le Baiser » aussi finement avec un marteau piqueur, il est tout aussi probable que si il avait eu un marteau piqueur, peut être qu’il aurait produit autre chose. Les outils ne sont là que pour donner corps à nos idées, mais ce faisant y laissent leurs marques, leurs patines. En devenant extension de nos mains (et de notre pensée), nos outils impriment leur travers sur nos réalisations. En créant aujourd’hui, les outils pour les jeux de demain, nous définissons déjà l’espace potentiel de ces derniers. Il y aura des surprises…

 

Microsoft vient d’annoncer qu’ Halo 2 avait vendu plus de 5 millions d’unités en 3 semaines, ce que le premier Halo n’avait fait qu’en 3 ans. Succès marketing autant que technique, Master Chief est à présent entré de plein pied dans l’histoire du jeu. Mais ce n’est pas la fête pour tout le monde. En Angleterre, le Top 5 représente pas moins de 20% des volumes écoulées. Et comme tout les jeux sortent à Noël, les dégâts se font franchement sentir. Ratchet Et Clank ainsi que Jak 3 dépasse à peine la 40 ieme positions, tandis que Metroid Prime 2, Vampire the Masquerade, Tales Of Symphonia, Zelda the Minish Cap et bien d’autres sont tous portés disparus ! Oh bien sur, ils se rattraperont sur le moyen terme, mais les développeurs n’ont pas ce luxe en général.

 

On n’a d’ailleurs pas fini de compter les morts de Noël, que l’attention se porte déjà sur les nouvelles plateformes. Les annonces ont été nombreuses cette semaine. Mais ce n’est pas IBM qui tente de rassurer les développeurs sur la complexité du processeur CELL, ni même EA qui se frotte les mains aux perspectives de revenues en ligne grâce aux supports natifs WIFI de la PS3 et de la XBOX2. La vraie nouvelle, c’est l’annonce de NVIDIA en tant que partenaire de Sony pour la PS3 ! C’est une double nouvelle, puisque c’est le retour de NVIDIA sur la marché console, après la relation houleuse entretenue avec Microsoft sur la XBOX. Mais ça serait surtout la reconnaissance de la part de Sony que le coût de développement de ses propres solutions GPU est trop élevées, et trop ardues à supporter.

 

En attendant de voir si ces rumeurs sont justifiées, les nouvelles plateformes mobiles sont déjà là, elles. Et Nintendo a encore signé un coup de maître en écoulant 500 000 DS en 4 jours au japon, et au moins autant aux Etats-Unis. Le tout venant conforter l’analyse de Forbes, qui voit dans ce segment un marché au potentiel encore inexploité. La PSP n’est pas en reste, puisqu’il sera apparemment possible de télécharger de la vidéo en MPEG-4 sur les memory stick. De son coté, Gamespot a une preview complète de la machine ;)

 

L’industrie, c’est aussi EA qui entend remettre de l’ordre dans l’affaire des heures supplémentaires. Il faut dire que personne ne s’attendait à ce q ue ces plaintes fassent autant de bruit. « Recherchons : Jeune, mince, moins de 18 ans. Vous devez être un cavalier hors pairs désireux de prendre le risque d’affronter la mort chaque jour. Orphelins préférés. Salaire 25$ par semaine. Pony Express, 1860. » Evidemment, EA, ce n’est pas ça non plus, mais l’article de Noel Llopis est intéressant. En France, le problème est tout autre, puisqu’ il faudrait encore avoir un travail pour pouvoir être exploité !

 

C’est une idée qui me trotte en tête depuis longtemps. Il fallait bien que quelqu’un le fasse. ISupportLearning se propose d’aider l’enseignement des maths, des sciences ou de la communication en faisant réaliser des jeux à ses étudiants. L’idée est simple. Les étudiants adorent les jeux. Le processus de création d’un titre fait appel à une large palette d’outils (math, physique, rédaction, management, organisation…) dont l’apprentissage est facilité par la mise en pratique. Rien de tel pour apprendre l’algèbre ou la physique des corps rigides ! Génial.

 

Du coté des conférences, les papiers de Other Players sont disponibles au téléchargement. Une vraie mine d’idées pour le designer de MMOG. Robin Hunicke a également écrit un rapport en 5 parties de la conférence Game Tech ( I, II , III, IV, et V ). C’est une lecture que je recommande chaudement, si tant est que cette conférence a été d’un très haut calibre technique, le tout complété par les commentaires pertinents de Robin.

 

Je trouve aussi intéressant de mettre en opposition le point de vue de Torill Mortensen sur l’exploitation et l’émergence de la narration dans les jeux vidéo, avec celui de Koster, qui a publié récemment « A theory of fun for game design ». Koster, assez justement d’ailleurs, rappelle que les jeux ont tendances à classifier, à réduire le sujet ou à le quantifier, là ou la narration va approfondir, et mélanger le contenu. Mais il me semble bien que c’est la direction la plus intéressante pour le game design. Les jeux d’aujourd’hui échouent à créer de l’empathie là ou le moindre film de serie B y parvient…

 

Les documents du symposium sur « le style et le sens en langage, art, musique et design » sont disponibles au téléchargement. Evidemment, ça ne concerne pas directement le jeu, mais le jeu est à la croisée de ses matières. D’ailleurs, le style de nos jeux, c’étaient aussi les mascottes. Sonic et Mario ont défini la culture de leur société respective pendant des années. AccessGamer revient sur la disparition de ces mascottes, et ce que cela signifie.

 

La guerre en Irak continue de faire les beaux jours de KumaWars. Ce dernier vient en effet de mettre en ligne la bataille pour Fallouja. Mais franchement, mon jeu préféré, c’est Bush shoot Out (via Game brains ). Ah, Condoleezza Rice avec un Uzi ! De con coté, la Chine en en train de bannir touts les jeux mentionnant Taiwan, Hong Kong ou le Tibet comme des nations indépendantes ! Ca va être pratique pour les jeux de sports !

 

Pour finir, le livre du jour, c’est « GAMERS: Writers, Artists & Programmers on the Pleasures of Pixels ». En essayant de donner une vision pluri disciplinaire de cet art que l’on appelle jeu, ce livre se propose de croiser points de vues et regards de tout les horizons. Ah, et si ça ne suffit pas pour vous faire planer, pourquoi ne pas vous essayer à Dealers, le GTA des amphétamines, LSD et autres champignons hallucinogènes ?

 

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02/12/2004

London - 2004/12/02 @ 22h00

Pfiou, les journées s’envolent vite ces derniers temps. Entre les entretiens, le téléphone, les voyages et la paperasse, cette semaine a vraiment été éprouvante. Mais pour une fois je reviendrai sur ce sujet plus tard. Attaquons d’abord par les choses sérieuses…

 

Si GTA:SA a réussi à vendre plus de 600 000 copies en trois jours, ce n’est pas grand-chose comparé à la vague Dragon Quest qui s’est emparé du Japon comme un Tsunami. 2 millions et demi d’exemplaires se sont écoulés en un temps absolument record. DQ est une de mes séries préférées, dont le designer graphique n’est autre qu’Akira Toriyama, le créateur de Dragon Ball. J’attends la sortie US avec impatience ! :)

 

Ailleurs dans l’industrie, les nouvelles sont plutôt mitigées. Tandis que Midway consolide son portfolio de studio avec Paradox (en charge des derniers Mortal Kombat), Infogramme est contraint de se séparer de la franchise Civilisation. Les mauvaises langues pensent que Bruno Bonnell est acculé au mur, ce que semble confirmer sa démission récente de son poste de directeur général. Ajoutez à ca les vaines tentatives de Climax pour déguiser une vulgaire série de licenciement massif en opération marketing, ainsi que les déboires d’Eidos au rachat, et vous obtenez un tableau plutôt sombre pour les vieux de la vieille du jeu. Et si ca ne suffit pas à vous déprimer, jetez un œil aux actifs d’Acclaim, qui seront mis aux enchères dans quelques jours. Triste fin pour cette grosse société…

 

A l’opposé du spectre, prenez Valve, un irréductible petit village de gaulois.. euh… d’américains, résistant vaillamment aux assauts des romains… euh non… des gaulois ?!? Et oui, il y a de quoi être confus, puisque c’est bel et bien l’éditeur Français de Valve, Vivendi, qui vient de perdre son procès contre le studio ! Donc, tout va pour le mieux pour les créateurs de Gordon Freeman, et pour fêter ça, ils ont mis en ligne le SDK ainsi que le mode Deathmatch de Half Life 2. Mais est ce que tout est si rose ? Steam fait grincer beaucoup de dents, et pas seulement celles des éditeurs (qu’ils ont pourtant longues et aiguisées). Steam Watch tente de regrouper les utilisateurs mécontents du service, ce qui n’est pas une très bonne opération de communication pour Valve. Et il y en a encore pour penser que le jeu, ce n’est pas sérieux ?

 

Pour ce qui est de la théorie, Terranova revient sur la crédibilité et l’ immersion dans le jeu vidéo tandis que Gamasutra publie un article de Doug Church sur le futur du gameplay. Je crois que je partage beaucoup de mes opinions avec Doug, c’est un excellent article. Et si vous voulez approfondir, pourquoi ne pas prendre un cours de théorie du jeu vidéo, disponible en ligne et préparé par David Thomas, de Buzzcut ?

 

Mais bon, le cœur du métier, c’est toujours le game design. Merci à Chandler – étudiant à supinfogames - pour le résumé de la conférence sur le Game Design qui se tenait à Boulogne Billancourt. Bon panel, contenu décevant, voir hors sujet. Je me demande pourquoi je ne suis pas surpris ;) Game DevBlog publie également quelques notes sur Doom 3 et sur les points positifs du jeu. Très intéressants, ça change des reviews creusent et pré pubères…

 

Sur le front des serious games, j’ai trouvé intéressant, et courageux, que Jason Della Rocca vole au secours du simulateur d’assassinat de JFK. Je partage le même point de vue (que j’ai déjà défendu auparavant), en l’occurrence que quelque chose d’intéressant peut émerger de la démarche. En parallèle, deux nouvelles conférences se précisent. G.A.M.E.S (Government, Academia, Military, Entertainment and Simulation) Synergy Summit va principalement toucher aux applications « d’états ». La seconde est la Video Game/Entertainment Industry Technology and Medicine Conference (VEITMC), qui comme le titre l’indique va principalement porter sur les applications médicales du jeu. Les dates sont disponibles dans le calendrier. J’aimerai d’ailleurs bien savoir si il y a des équivalents qui se préparent en France, ou en Europe…

 

Enfin, je recommande vivement la parodie GTA Lego City ! Ahhh, c’est pas si difficile que ça de faire un GTA finalement ;) Et pour une fois, voici un petit jeu qui à l’air d’avoir un look sympa, Torus Trooper. Essayez le, c’est gratuit ;) Mais pour moi, la meilleure des nouvelles, c’est la suite de Katamri Damacy qui approche !!! Ce jeu est l’un des meilleurs disponibles sur la PS2, alors ne le ratez pas ! :)

 

Bon, voila pour les dernières nouvelles ludiques. De mon coté, la semaine a été très chargée. J’ai passé mon temps entre Cambridge et Dundee, via Edinburgh évidemment. Et je ne parle pas des entretiens téléphoniques, des mails, des tests et autres joyeusetés du genre ;) Bref, pas mal d’actions. Même si ces voyages n’ont évidemment rien de vacances, j’ai quand même le temps d’en profiter un peu.

 

Cambridge, c’est un peu une ville figée dans le temps. C’est simple, Cambridge, c’est des façades médiévales, des campus et des églises. Et des vélos. Beaucoup de vélos. Devenir le siège d’une des universités les plus prestigieuses au monde ne s’est pas fait en un jour, et l’atmosphère plaisante qui règne dans la ville en découle directement. Les jardins intérieurs aux différents centres universitaires sont vraiment incroyables. Et le prestige de la King’s College est immédiat. Comme il faisait beau ce jour là, place aux clichées ;)

 

 

Pour finir, juste quelques vues sur la mer du nord, en direction de Dundee (Dundee en soit ne mérite probablement pas que l’on s’y attarde plus que cela). :)

 

 

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24/11/2004

London - 2004/11/24 @ 23h00

Bon, je mettais promis de mettre à jour mon site Web hier soir. Ca aurait d’ailleurs été le cas si je n’avais pas été pris sous le feu d’une conversation avec Kowie. Bah, qu’à cela ne tienne, je ne suis pas à un jour prêt.

 

Il y a quelques avantages à être au chômage. Passer des entretiens par exemple… Bon, peut être que ce n’est pas si drôle que ça, mais il y a un bon coté à tout. Moi qui me plaignais de ne pas avoir eu le temps de faire le tour de l’Angleterre, me voila servi. Leeds, Dundee, Manchester, Edinburgh… Et je ne parle pas des villes plus petites. Voyager dans ces conditions a du bon, puisque c’est au frais de l’entreprise vous recevant en entretien ;)

 

Vous me direz que ça ne tient pas du voyage d’agrément, et je vous l’accorde. Mais c’est quand même sympa! Du coup, je reviens de Leeds, où j’ai passe ma journée. Capitale du prince noir, ville universitaire par excellence où architecturalement le vieux côtoie le neuf, Leeds m’a donné l’impression d’être une ville active. Si on ne se laisse pas leurrer par les bâtiments neufs, c’est aussi une ville qui semble regorger de secrets. Voici quelques clichées, pour donner une idée de l’ambiance…

 

 

 

 

L’actualité, c’est toujours une fin d’année fantastique pour l’industrie. La DS vient de sortir aux usa, Steam a survécut à la sortie d’Half Life 2, l’age d’or est proclamée. Mais je regarde déjà avec impatience vers le futur. Il y a presque deux ans sortait le dernier Zelda sur Gamecube. Je n’ai acheté cette console que pour ce jeu ! Alors dire que les dernières images du prochain Zelda me remplissent d’impatience revient à faire un euphémisme éhonté !

 

Evidemment, les succès de l’industrie le mettent sous le feu des projecteurs. Déjà, certains groupes de pressions appellent à une nouvelle taxe sur les jeu à caractère violent (On croit rêver !), tandis que d’autres ont dressé une liste de 10 jeux à bannir. Sur ces 10 jeux, un n’est même pas encore sortie, et un autre n’a jamais été publié aux Etats Unis ! Honnêtement, ce pays glisse de plus en plus vers l’irrationnel, et ce n’est pas bon signe… Ce n’est non plus pas la dernière affaire EA qui va améliorer l’image de l’industrie. Le Washington Post tout comme le New York Times donnent une dimension (inter ?)nationale aux accusations dont souffre le célèbre éditeur…

 

En Angleterre, la boite culottée du jour veut mettre en ligne une reconstitution de l’assassinat de JFK ! Avec à la clef un prix en argent sonnant et trébuchant pour le joueur qui gagne le plus de points ! Du coup, le tôlé est général ( Guardian, BBC, Slate, Wired…). Bon, prenons un peu de recul. Oui, c’est de mauvais goût. Non, c’est probablement voué à l’échec. Et non, ça ne veut pas dire que le jeu n’as pas son mot à dire quand on parle d’actualité. Le mouvement des newsgames (ou jeu inspiré de l’actualité) n’est pas neuf, et va certainement continuer à produire des jeux maladroits, comme celui-ci, mais aussi sûrement quelques perles. A suivre donc…

 

D’un autre coté, les petites sociétés anglaises continuent à attirer investissements privés et publics. La recherche se fait donc principalement dans le domaine privé. Si on compare la situation aux Etats Unis, cette année a vu l’apparition de nouveaux centres de recherche dédiée aux sciences ludiques, comme le Experimental Game Lab au Georgia Tech, ou encore le Game Pipe. As-t-on l’équivalent en France ?

 

Sim City est souvent cite comme la référence des simulations urbaines. A telle point que certaines municipalités s’en servent de modèle. L’ennui, c’est que Sim city n’est pas une simulation réaliste, et cet article sonne l’alarme. Ailleurs, le New York Times revient sur ces logiciels capables de générer des récits automatiquement, écrivains mécaniques sans (états d’) âmes. Que vaut leurs productions ? Arts ou données ? Et jouer à Pacman en grandeur nature, n’est ce pas une façon de boucler la boucle ? Les jeux vidéos sont nées des jeux réels, et y reviennent à présent…

 

Pour finir, l’événement à ne pas manquer, ce sont les projections de Final Fantasy Advent Children en France, oui oui, à Paris ! Merci au festival TokyoZone pour cette occasion en or, et à GameKult pour l’information ;) A ne rater sous aucun prétexte !

 

 

 

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18/11/2004

London - 2004/11/18 @ 22h45

Téléphone, emails, entretiens, train, bus, metro, taxi… Je n’ai guère le temps de m’ennuyer ces dernières semaines. Moi qui pensais pouvoir mettre à jour mon site tout les jours, c’est râpé ! Bah, autant pour moi, je préfère être occupé plutôt que de me retrouver à rien faire. Enfin, demain, je part me ressourcer à Paris, et ça c’est une bonne nouvelle ;)

 

Je ne vois pas 36000 raisons pour vous d’être en train de lire ce texte. Soit vous êtes au travail, en train de buller en vous entraînant à l’art subtil du ALT-TAB à la moindre alerte, soit vous avez une carte 3D antique (genre 3DFX) et aucune consoles, soit vous êtes un recruteur (grouillez-vous, parce que je ne vais plus être libre longtemps là !). Dans les 2 premiers cas au moins, vous ne devriez pas être ici. Vous devriez être en train de jouer. A Halo 2, GTA, Metroid, Donkey Konga, Prince of Persia, Fable... Ou Half Life 2. Oui, 2004 est de loin l’année la plus faste de l’histoire du jeu vidéo, aussi bien en terme de volume que de qualités des titres publiés. En parlant de qualité, voici la seconde partie d’un article publié par Grand Text Auto et traitant de l’écriture scénaristique de Fable… Que du bonheur :)

 

Ailleurs, EA continue de grossir, en se proposant de créer ni plus ni moins que son propre label musical. Tandis que l’IGDA en appelle à la conscience professionnelle en réponse aux problèmes de surcharge de travail chez EA (entre autres), l’éditeur monstre continue son OPA sur toutes les autres industries médiatiques. EA va donc d’acquisitions en procès, un procès dont les répercutions seront peut être mondiales.

 

D’ailleurs, il faut croire que la saison se prête bien aux plaintes diverses et (a)variées. Wired revient sur le cas Marvel, qui, en choisissant d’attaquer City of Heroes, risque bien de voir le bâton se retourner contre lui. Mais il y a plus surprenant. Quelle est la connexion entre Roger Avary, célèbre scénariste des films de Tarantino, et « Yourself Fitness », le jeu pour fille dont j’avais déjà vanté les mérites plastiques dans ces pages. Humm… Franchement, à première vue, pas grand-chose. Mais ce n’est pas l’avis de Roger, qui accuse Microsoft de lui avoir piqué une idée qu’il leur avais développer l’hors d’un brain storming quelques années auparavant ! Là, ça devient assez incroyable…

 

Section Half Life 2. Le Washington Post décrit les déboires de la production d’Half Life 2, soulignant combien les problèmes des superproductions vidéo ludiques sont similaires aux super productions hollywoodiennes. Mais bien plus intéressant, CNN analyse la relation houleuse que Valve entretient avec son éditeur, Vivendi. Valve, en redéfinissant la relation à l’éditeur, est en train d’ouvrir la voie pour tout les développeurs indépendants, et il me semble que c’est un moment clef de l’histoire du jeu vidéo.

 

L’autre bulldozer américain, c’est Halo 2. USA Today prend un coup de vieux en remarquant à quel point les jeux vidéo ont mis les babys boomers hors du coup. Le jeu serait une nouvelle forme de Rock’n Roll ? Plus sérieusement, Stuffo revient sur l’IA plus ou moins controversé du jeu. Controversé, mais intéressant.

 

Alors où est ce que cela nous emmène-t-il ? Je trouve passionnant cette obsession de toujours chercher à définir le futur, non ? Certains prédisent que le jeu va tuer la page de pub télé (ça, ça serait pas un mal), d’autre écrivent des études complètes sur le futur du media. Je n’ai pas – encore – lu l’analyse, mais ça devrait être drôle dans 10 ans. Enfin, le Guardian revient à juste titre sur 10 formes de jeu vidéo menacé d’extinction pur et simple. Un mal pour un bien ?

 

Pour finir, le livre du jour, c’est « Advanced Lighting and Materials with Shaders ». Les shaders étant d’hors et déjà une composante primordiale des moteurs de rendu, une petite piqûre de rappel ne peut pas faire de mal, n’est ce pas ? ;)

 

Ailleurs sur le web:

22:45 Publié dans Nexus | Lien permanent | Commentaires (0)

15/11/2004

London - 2004/11/15 @ 23h00

J’avais promis de parler de Londres, de cette ville que j’arpente de long en large quand j’en ait le temps. Profitant d’un week end clément, le soleil illuminant les larges avenues de la ville, j’ai pu faire quelques clichées de jour…

 

… comme de nuit, sous l’éclat des illuminations basées sur le thème du film « The Incredible ».

 

Mais que serait Londres, sans Trafalgar Square, ses fontaines, les drapeaux ouvrant la voie à Buckingham, et la garde montée ?

 

Dans un recoin de Leicester Square, l’art moderne se fait détourner par la publicité, au fond d’un magasin trop vide pour être honnête.

 

Mon Londres est bien plus vaste que ça. Cette ville, c’est aussi les pubs, les façades victoriennes, Camden Market, la tamise et… les bookmakers. Les bookmakers, ce sont ces officines où vous pouvez prendre des paris sur tout et rien, et de préférence n’importe quoi. Des courses hippiques aux élections municipales, des gagnants du dernier Big Brother à la couleur de la robe de la reine, tout y passe. Et le dernier pari, c’est de savoir quel éditeur de jeu va gagner les charts de Noël ! Les paris donnent EA et Activision au coude à coude… Qui vivra verra…

 

En parlant d’EA… Non, je ne vais pas parler du procès californien ! Ceci dit, avoir une vision de la société vu de l’intérieur, ça peut aider à comprendre certaines choses. Et c’est exactement ce qu’un universitaire de Carnegie Mellon a fait dans un rapport sur ses 6 mois de vie à EA. Instructif ! D’autre part, EA continue de se consolider puisque il est très probable que l’éditeur rachète Digital Illusion, le studio qui a crée Battlefield 1942. Ou va s’arrêter le processus ?

 

J’avais parlé dans une news précédentes de l’accord financier entre EA et l’université californienne, permettant aux étudiants de développer des prototypes originaux avec le support de l’éditeur. Sammy Studio joint le mouvement, puisque il a accrédité le laboratoire de recherche en jeu expérimental californien d’un « cadeau » de plus de 290.000$ ! De quoi développer de bons projets ! Gamespot revient également sur la conférence State Of Play, et le progrès des théories sur les espaces digitaux. La recherche a définitivement le vent en poupe.

 

Apres la coup de gueule sur le fait que les jeux aient perdu le sens de l’humour (voir news précédentes), Grumpy Gamer, l’un des designer de Monkey Island, revient à la charge pour enfoncer le clou. Je trouve très intéressant que le mot anglais « fun » puisse avoir tant de sens différent, puisque je doute que le dernier article de Noah Falstein sur Gamasutra traite du même « fun ». Red Ass Baboon donne par contre dans le sérieux en publiant cette analyse politique du traitement de la guerre dans le dernier Conflict Vietnam.

 

Enfin, l’actualité, c’est toujours Halo 2, qui finirai presque par voler la vedette à GTA :SA. Tandis que Microsoft essaye toujours d’élargir la base démographique de son public, les créateurs du machinimas « Red Vs Blue » envahissent le New York Times pour expliquer ce que la sortie d’Halo 2 signifie pour eux. Mais la star, c’est Half Life 2 ! Plus qu’une seule journée à attendre le messie, et ce n’est pas le caustique mais complet article de Gamespot reprenant les péripéties du développement qui va baisser l’excitation. Le retour de Gordon Freeman signe sans doute la suite la plus attendue de l’histoire du jeu PC. Et ça tombe bien, parce que j’ai plein de temps… :)

23:00 Publié dans Nexus | Lien permanent | Commentaires (0)

12/11/2004

London - 2004/11/12 @ 18h00

Quelque soit votre opinion sur le personnage, quelque soit les erreurs ou les secrets que l’homme enterre avec lui, la mort de Yasser Arafat n’augure rien de bon. Et après la re-élection de George Bush, on ne peut que difficilement renier une sorte d’ironie amère d’une Histoire qui, sans surprendre, continue d’essayer de nous apprendre quelque chose. Mais sans doute sommes nous devenus sourds, et aveugles. Certains, et ce sans pour autant avoir de mauvaises intentions, se réjouiront de ces tours du sort. Je ne fais pas partie de ceux-la…

 

Bon, peut être que j’exagère un peu ;) D’ailleurs, il y a presque la moitié des américains qui ont voté Kerry, et qui nous le rappelle. Pensons à eux, car si nous subissons la politique américaine extérieur, eux doivent vivre dans un pays qu’ils ne comprennent pas plus que nous. Un pays en guerre. Il fut un temps où la guerre était continue, aux frontières flous et indéfinissables. Les histoires de batailles héroïques tenaient les enfants en haleine autour du feu. Aujourd’hui, Kuma War cherche à récupérer les témoignages de soldats en opérations pour reconstituer les missions tels qu’ils les ont vécu. Le jeu a remplacé le conte, mais ces histoires n’en reste pas moins des mythes. Mais qui fait la distinction ?

 

A moins de n’avoir absolument aucun intérêt pour le jeu vidéo, il est peu probable que vous n’ayez pas lu le témoigne de ea_spouse, femme d'un mari travaillant pour EA, si tant est que cette histoire fait littéralement le tour du monde ( GamesIndustry, Guardian, Gamasutra…). Ajoutant le témoignage aux rumeurs de procès à l’encontre d’EA, ce texte relance le débat sur la question des syndicats dans le jeu vidéo. Si les abus sont réels (Si si, c’est vrai), la plupart des professionnels ont toujours considérés l’idée comme étant potentiellement un frein à l’innovation et au développement de l’industrie. A l’heure où l’on commence à réaliser à quel point le jeu peut être bénéfique au travail, il est assez ironique de constater que l’industrie n’a pas encore réussi à trouver un équilibre sur ce sujet pourtant sensible…

 

Il n’y a d’ailleurs pas qu’au travail que le jeu se rachète un nom puisque le monde de l’éducation lui ouvre de plus en plus ses portes. L’agence gouvernementale britannique pour l’apprentissage et l’éducation vient de publier un rapport de 93 (!) pages à ce sujet, rejoignant les idées développées par Kafai à l’université de Chicago. Aux Etats-Unis, le jeu devient part entière des programmes éducatifs, et même les MMORPG trouvent un rôle éducatif en tant que cadre social. De ces tendances vont émerger de nouveaux métiers. Et peut être bouleverser l’industrie ?

 

Ce n’est pas en tout cas la profusion des dernières formations au game designs qui va infirmer la tendance. Pour les gens qui n’ont ni le temps ni les moyens de suivre une formation, j’ai trouvé un enregistrement audio d’une introduction au game design par Will Wright. Un exemple de bon game design est donné par city Of Heroes, le jeu ou vous avez la liberté d’incarner votre super héros. Même Wolferine si vous voulez ! Enfin, peut être pas puisque Mavel a décidé d’attaquer le jeu pour plagiat. Alors, le concept de super héros, qui a invente ça, humm ?

 

Les dernières rumeurs prétendent que la Xbox 2 sortira en 3 versions, une version pure console de salon pour le jeu (Xbox Next), une avec un disque dur pouvant servir de centre média ou pour le support du jeu en ligne (Xbox Next HD), et enfin une… en version compatible PC, permettant d’installer logiciels et autres applications, fourni avec un clavier et une souris. Est-ce crédible ? Et pourquoi pas ? Après tout, la PS3 est bien déjà annoncé en 2 versions, alors… De son coté, Half-Life 2 est sur le point de sortir, mais, de façon assez surprenante, peu de personnes ont réussi à se le procurer avant la date officielle. La raison ? Le jeu serait protégé par le système Steam. Combien même vous installeriez la version originale du jeu qu’il refuserait de se lancer ! Steam continue de révolutionner l’industrie…

 

Pour finir, un article sur le projet anglais GRIPP, permettant de soumettre vos prototypes et idées de jeu afin d’obtenir de l’aide et un financement d’un collectif d’éditeurs (Take-Two, SCI, Konami…) et de fabricants de consoles (Microsoft, Sony, Nokia…). Une bonne façon de promouvoir l’innovation. Et pour finir, tandis que beaucoup de personnes dans l’industrie essaient de trouver la formule magique pour séduire le public féminin, Jess Bates nous rappelle quelques faits concrets sur ce que sont les femmes. Indispensable ;)

18:00 Publié dans Nexus | Lien permanent | Commentaires (0)