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16/07/2009

Arkedo: la voie du bushido

Voici quelque chose pour donner du grain à moudre à ceux qui pensent qu’en France, on n’a ni bonnes idées, ni courage, ni qualité d’exécution. Il s’agit d’une interview des créateurs de Big Bang Mini, parmi ce que la France sait produire de mieux sur la DS.

 

 

 

 

Le ton est rafraichissant, et quelque part, ça fait vraiment du bien (Merci Charles pour le lien). Aperçu :

 

 

Notre idée, c'était de créer un collectif pour un jeu, éjaculer un grand coup, dire 'voilà, c'était nous', et passer à autre chose. Moi j'avais les boules de m'être fait virer de ma propre boîte par des connards d'actionnaires qui ne comprenaient pas grand-chose au monde du jeu vidéo et qui d'ailleurs se sont cassés la gueule deux mois après.



Tu as la super idée qui déchire. Tu arrives à une réunion et tu dis, 'Eh ! J'ai cette super idée !' Tout le monde te regarde en disant, 'Sérieux, arrête, tu nous saoules. OK, tu es le patron mais ça fait quatre fois qu'on discute de ça. On a fait d'autres choix. Retourne mettre une cravate et prépare ton prochain board parce que là, tu es juste en train de nous casser les couilles et nous empêcher d'avancer et après tu vas nous dire qu'on n'a pas rendu le projet dans les temps.' Et ils ont raison !



Quatre personnes, c'est la taille idéale pour vous ?



Aurélien : Ca a des avantages incroyables de bosser avec si peu. Evidemment, il y a le fait qu'on fasse très peu de réunions et de choses comme ça mais aussi le fait qu'on passe tout notre temps dans la même pièce. Tu es obligé de te préoccuper des autres, d'écouter leurs points de vue même si ça ne te fait pas plaisir. Inversement, tu as un enthousiasme qui est contagieux. On se rend compte beaucoup plus vite des choses qui ne fonctionnent pas. Humainement, c'est vraiment mieux.



La plupart des studios qui font de la DS le perçoivent comme une punition.



…aujourd'hui, la seule manière que tu as d'exister en tant que petit studio comme nous, c'est d'avoir une couleur bien à toi. En gros, tu n'aimes pas le jaune mais nous, ce qu'on fait, c'est du jaune. Et on fait un putain de jaune, on fait notre jaune, le jaune Arkedo. Et le problème, c'est que lorsque tu te mets à bosser avec des éditeurs qui sont sur ton crâne depuis le début, même avec des gens pleins de bonne volonté, si 50 personnes ramènent leur couleur, quand tu touilles le truc à la fin, ça fait du marron. Et on ne peut pas se permettre aujourd'hui d'être petit et marron.



Il y a des gens dont le but dans la vie est de collectionner tout ce qui sort, même si ce sont des jeux qu'ils ne lanceront jamais. Il y a ceux qui vont télécharger une copie pirate pour essayer. Alors pour eux, on a fait une démo. Et puis derrière, il y a ceux qui n'ont vraiment pas envie de payer parce que pour eux, le jeu vidéo est devenu quelque chose de toujours à portée de main comme l'eau ou l'électricité. Et pour leur vendre quelque chose à eux, il faut s'accrocher.



L'idée du "ça se passe bien, tu fais un peu d'argent, tu peux investir et grossir"… J'ai déjà donné.



On veut avant tout être joués et recevoir des critiques pour pouvoir apprendre. Les ventes, c'est compliqué parce qu'on bosse avec des gens – autant éditeurs que distributeurs – qui sont de taille petite à moyenne. … Donc on fait ce qu'on peut pour se faire remarquer, on agite les bras en disant, 'Eh ! Eh ! On est là ! Essaie-nous ! Achète-nous ! Pirate-nous ! Mais fais un truc !'


[ Overgame Part IOvergame Part II ]

 

15:04 Publié dans Business | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : arkedo